« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »

Publié le par Toutes en une

« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »

Conférence animée par Jean Epstein, psychosociologue,

A Soyaux, le 13 septembre 2014

Jean Epstein commence cette conférence en faisant le lien entre la petite enfance et l’adolescence. Les affirmations du type « Tout se joue avant 6 ans » lui font très peur. Il nuance en disant qu’effectivement la petite enfance est essentielle pour que l’adolescence se passe bien mais que rien n’est définitif. Il dit de l’adolescent qu’il a le pouvoir d’être les deux, le bébé et l’adulte. Si les repères de la petite enfance sont bien construits, l’adolescent aura moins de travail de bébé à faire et plus de temps pour faire son travail d’adulte.

Il partage les propos de Françoise Dolto qui disait que tout le monde avait droit à une session de rattrapage en disant : « Tout se joue avant la mort ! … Ou presque » !

Il continue en donnant quelques pistes de réflexion… en vrac… Il dit lui-même qu’il prépare toujours un plan mais ne s’y tient pas. Je tente donc de vous transmettre ici ses pensées et paroles, comme je les ai attrapés et notés…

En vrac …

Il parle des « moyens » (de 1 à 2 ans) comme des enfants qui sont dans une phase « capitaliste » c’est-à-dire qu’ils piquent tout ce que les autres ont dans les mains. Avant il appelait les enfants de cette tranche d’âge les « même pas mal » jusqu’au jour où une personne lui dit, à la fin d’une conférence, qu’elle les appelait les « chicouf » ! Pourquoi ? Parce que le matin en les voyant arriver elle disait « chic » et le soir à leur départ « ouf » ! Il lui emprunte donc, avec son autorisation, cette formule !

Dolto disait dans les années 80 que certains spécialistes risquaient de faire leur fonds de commerce sur le sentiment d’incompétence des familles. « Avant les familles avaient toutes les réponses, maintenant elles ont toutes les questions. » Il a vu sur internet un coach parental demander 400 euros pour 12 questions et fournir une réponse générale alors que chaque enfant est unique et nécessiterait une étude approfondie et une réponse personnalisée.

Jean Epstein affirme donc que les métiers de la petite enfance, malgré leur réputation actuelle de professions faciles, sont bien au contraire des métiers haut de gamme. Ces métiers obligent à être en relation avec d’autres professionnels. Un professionnel n’a pas toutes les compétences pour répondre à toutes les questions. Par ex : une maman a des problèmes conjugaux. Elle ne sait pas à qui en parler. Elle vous (assistante maternelle, auxiliaire de puériculture, éducatrice de jeunes enfants…) fait confiance puisqu’elle vous confie chaque jour son enfant. Elle vient donc se confier à vous. Vous voilà embarrassé ! Si vous la laissez se confier, vous sortez de votre champ de compétence et de votre statut vis-à-vis de l’enfant. C’est là qu’être en lien avec d’autres professionnels est important pour pouvoir orienter la maman vers le professionnel compétent. Pour lui, « le professionnel de la petite enfance est le mieux placé pour entendre mais le plus mal placé pour répondre ».

Jean Epstein parle du Québec et relate comme leur façon d’envisager les choses est très différente de la nôtre. Au Québec, on parle de prévenance (faire à plusieurs ce qu’on ne peut pas faire tout seul) et on travaille l’accompagnement du lien (pendant qu’en France on travaille la séparation mère/enfant).  Une étude nationale sur le coût de la délinquance a été menée  au Québec et a montré qu’il coûte moins cher d’aider une famille à se construire plutôt que d’attendre qu’elle dysfonctionne pour la soigner. En France, on parle de prévention, donc on insinue qu’il va y avoir problème et on considère la petite enfance comme une dépense (logique de remplissage des crèches avec la PSU).

Il rappelle également l’étude mise en place par le gouvernement français sur la prédisposition à la délinquance et ayant comme application le fait de devoir répertorier, dès la crèche, les enfants ayant un comportement non adapté. Un enfant mordeur en crèche devenant forcément un futur délinquant ! Heureusement, grâce au collectif « pas de zéro de conduite » et à la forte mobilisation du milieu de la petite enfance, aucune application de cette étude n’a vu le jour. Les chercheurs ayant participé à cette étude appartenaient tous à des laboratoires produisant de la ritaline (médicament prescrit aux enfants diagnostiqués  hyperactifs) !

La famille a bougé, la place de l’enfant aussi. De rien, il est devenu tout.  En 1970, Dolto disait qu’il fallait réinventer le lavoir (plus tard elle dira la place du village), un lieu où les femmes se rencontrent et échangent des points de vue sur les enfants sans être des spécialistes. Il donne l’exemple des maisons ouvertes au Québec :

  • Une laverie automatique : d’un côté la laverie, de l’autre un espace de jeu/salon où les parents peuvent en rencontrer d’autres et discuter pendant que les enfants jouent et que le linge se lave !

  • Les salles d’attente des écoles : gérées par des mamies en retraite qui préparent du café et où se trouvent des panneaux de liège où les parents accrochent leurs besoins et leurs propositions. Par ex : « jeune femme turc cherche cours d’alphabétisation contre travaux de couture ».

  • L’existence des mamies cantine : mamies qui viennent à l’école chercher deux ou trois enfants et les emmènent manger chez elle le midi. A ce propos, les québécois se moquent des français qui disent faire de l’intergénérationnel en emmenant les enfants des crèches à l’hospice ! «  voir des vieux délabrés, ça doit leur foutre les boules » !

Certains enfants ont plein de truc à dire dans leur tête mais pas encore développé le langage. Des études ont établi un lien entre les morsures et le langage. Les enfants communiquent naturellement par des gestes, le bébé fait « au revoir » de la main avant même de dire « au revoir » avec des mots. Les structures petite enfance en Belgique utilisent des répertoires de mots signés que l’enfant peut très tôt utiliser pour se faire comprendre.

 

Le bébé est une personne

Il y a une trentaine d’années l’enfant n’était rien puis en 1984, il est devenu une personne en référence à Bernard Martino et son livre et film « Le bébé est une personne ».

Pour voir le film : http://www.youtube.com/watch?v=3YzV-yWMVW0                      

Il s’étonne quand il voit des professionnels (assistante maternelle, éducatrice, puéricultrice…) juger les parents d’un enfant alors que celui-ci est juste à côté, les oreilles toutes écarquillées ! Ces personnes n’ont donc t elles pas encore intégré qu’un bébé comprend?! Il rappelle donc l’importance, dans les lieux petite enfance, de penser aux différents espaces de parole et conseille trois lieux : un pour dire avec l’enfant, un pour dire sans l’enfant et un pour dire ce qui est de l’ordre de la confidentialité.

Il a fait partie en 1982 du groupe d’expert sollicité par Bernard Martino pour faire la version filmée du livre. Il conseille alors à B. Martino de filmer Maurice Titran qui

« Au début des années 70, se mobilise en faveur de la scolarisation des enfants handicapés au sein des classes, puis il participe à la révolution de la néonatalogie, refusant de séparer les mères des nouveau-nés malades. En 1981, convaincu que la pédiatrie moderne doit allier le médical et le social, il participe à la création à Roubaix du Centre d'action médico-sociale précoce, dont la mission est de permettre aux familles défavorisées de bénéficier du meilleur encadrement et des meilleurs soins dans les domaines de la néonatalogie et de la pédiatrie.

Coauteur de plusieurs livres, consultant médical pour de nombreuses émissions et publications consacrées à la petite enfance, il a notamment publié en 2005 À sa santé, qui participe en France à la prise de conscience des ravages du syndrome d'alcoolisation fœtale. »

Il relate cette consultation de 1982 à laquelle lui et B. Martino ont assisté. Une maman arrive en criant après son bébé qui hurle dans ses bras. Elle est épuisée, ne sait plus que faire et vient chercher de l’aide auprès du M. Titran. Celui-ci regarde le bébé et s’adresse à lui en lui disant : « je te remercie de tout le travail que tu as fait pour m’amener ta maman ». Il s’agissait selon lui d’un déni de parentalité.  M. Titran disait qu’ « un pédiatre c’est un médecin qui soigne les parents » ! Suite à cette consultation, B. Martino décide de faire paraître M. Titran dans son film.

Dolto disait des bébés et de leur compréhension du monde : « quand on parle à un bébé de son histoire, je suis sûre qu’il ne comprend pas tout mais qu’il en fait quelque chose ».

 

 « Famille d’accueil »

Il revient aussi sur le terme « assistante maternelle » utilisé en France qui selon lui devrait être remplacé par « famille d’accueil ». Ailleurs en Europe on peut trouver : « gardienne encadrée », « maman de jour »… Pour lui, ces termes ne sont pas sans conséquences sur la relation avec les familles.

L’enfant, chez l’assistante maternelle, découvre qu’il a le droit de vivre quelque chose d’intime avec quelqu’un qui n’est pas sa mère, dans une maison qui n’est pas la sienne. Pour Jean Epstein, on n’aime jamais trop les enfants que l’on accueille si on prend soin de l’impact que ça a sur les parents. Il parle d’une histoire forte, d’une histoire d’amour entre l’enfant et l’assistante maternelle, l’auxiliaire référente…

Le mari de l’assistante maternelle a aussi une place importante, souvent niée, bien que réelle. Parfois, il est la seule figure masculine dans l’entourage de l’enfant, parfois il est la seule figure masculine avec qui le papa peut parler de son enfant…

Les enfants de l’assistante maternelle ont également une place importante lorsqu’ils sont présents.

C’est l’histoire de l’accueil d’un enfant, au cœur d’une famille, de liens qui se tissent et de moments partagés.

Il parle de la crèche familiale comme étant, pour lui (et sans vouloir dénigrer les autres types d’accueil) la meilleure structure petite enfance par le fait qu’elle est double, qu’elle allie l’intime du domicile et de la relation et des temps collectif.

Il rappelle également les débuts des  crèches collectives, dans les années 75, où tous les enfants allaient sur le pot en même temps et à heure fixe, alignés le long d’un mur, où une auxiliaire pouvait nourrir 5 bébés en même temps, alignés en face d’elle, dans leur transat, tout en parlant du film vu la veille au soir à sa collègue d’à côté nourrissant, elle aussi, 5 bébés alignés dans leur transats !  Le but étant de montrer que la crèche collective, régulièrement cité comme le mode d’accueil idéal pour les parents, ne l’est pas forcément. Chaque structure ayant ses avantages et ses inconvénients.

Les MAM nécessitent plus que tout de la supervision. Elles peuvent être une proposition d’avenir s’il y a accompagnement.

L’idéal pour les R.A.M. est qu’il y ait deux personnes à plein temps, un administratif et un spécialiste petite enfance.

 

Pour évaluer la qualité de l’accueil dans une structure petite enfance

Il propose un outil, qu’il utilise lui-même lorsqu’il visite les différents lieux d’accueil :

Triangle de la qualité / triangle de la BBC (Bien être Besoins Compétences)

Il y a qualité lorsque les 3 angles sont pris en compte.

Par ex pour les enfants, que leurs besoins variables de l’un à l’autre soient pris en compte, comme le fait que certains dorment pendant que d’autres jouent. Et non qu’on autorise (à cause de la PSU) le réveil d’un enfant parce que le parent refuse de payer une heure de plus. Certains parents ont des besoins contraires à ceux des enfants. Il est du rôle du professionnel d’expliquer aux parents que si leur enfant a sommeil vous allez lui permettre de dormir et inversement. Attention aussi au piège de la production. Si on tombe dedans, on va faire suer les enfants à fabriquer tous les jours un produit (peinture…) qu’ils ne veulent pas forcément faire. L’important est d’instaurer un climat de confiance avec les familles et de leur expliquer le projet de la crèche. Parfois avec certains parents, la relation de confiance peut ne pas s’établir.

Par ex pour les parents, est ce que l’on utilise leurs compétences ? Est-ce que la structure fait preuve de flexibilité dans les prestations en fonction des différents horaires de travail.

Par ex pour les professionnels, est ce qu’ils ont accès à la formation continue ? Est-ce que le temps administratif n’empiète pas sur le temps auprès des enfants et des familles ?...

Les 3 besoins de chacun devant respecter les 3 besoins de chaque autre.  

 

Quand les découvertes scientifiques éclairent le travail des professionnels

En 1992  au CNRS, le professeur Gervais a fait une étude sur les phéromones (odeur spécifique à chaque être humain). A la naissance, tous les bébés fabriquant l’odeur de leur mère (reconnaissance inconsciente). Au moment de la marche (éloignement moteur), le bébé cesse de fabriquer l’odeur de sa mère et commence à fabriquer la sienne. A la puberté, il fabrique ses phéromones définitives. L’ado est alors un peu perdu. C’est pourquoi il fait souvent un retour vers son doudou.

Le professeur Gervais a mis à jour l’existence de phéromones caméléons. Si le bébé est accueilli en crèche ou chez une assistante maternelle et qu’il ne s’y plaît pas, il va continuer à fabriquer l’odeur de sa mère. Si au contraire il s’y plaît, il fabrique une phéromone caméléon qui ressemble à s’y méprendre à celle de la référente qu’il s’est choisi.  

Jean Epstein donne l’exemple d’un bébé qui quittait souvent sa section pour se retrouver avec la lingère. En voyant cela il a mesuré avec un appareil spécifique les phéromones de la lingère et du bébé et il s’est avéré que le bébé avait développé des phéromones caméléons quasi identiques à celles de la lingère. Les auxiliaires ont mieux compris ensuite pourquoi ce bébé allait toujours dans la lingerie et pourquoi il ne voulait manger et s’endormir qu’avec la lingère !

 

Etre à sa juste place

 « Les parents sont les 1ers éducateurs, les professionnels sont des partenaires. »

Les deux formations complémentaires et nécessaires aux professionnels sont la diplomatie et les arts dramatiques !

Par ex : lorsqu’un enfant fait ses 1ers pas avec les professionnels dans la journée, ne rien dire aux parents le soir pour leur laisser le plaisir de le découvrir par eux même (diplomatie) et lorsqu’ils reviennent le lundi suivant en disant avec joie « il a fait ces 1ers pas ce week-end end » ! Leur dire « ah bon ! » (Art dramatique) !

Pour que la première séparation se passe bien, l’enfant doit voir son parent partir sereinement au travail.

Pour cela, le professionnel  explique à l’enfant :

  • Que sa mère ne lui en veut pas

  • Qu’elle est partie travailler et qu’elle pense à lui

  • Qu’elle va revenir

Il explique aux parents :

  • Que leur enfant les aime même s’il ne veut plus partir de chez l’assistante maternelle au moment des retrouvailles du soir

  • Qu’il ne va pas confondre sa mère avec son assistante maternelle

  • Qu’ils vont le retrouver en bon état

Il rappelle qu’il est important de faire verbaliser aux parents les peurs qu’ils ont vis-à-vis du mode d’accueil dès l’adaptation pour partir avec eux sur de bonnes bases. Certaines tensions pouvant faire effet boule de neige le temps passant et exploser plus tard. Il est alors plus difficile de comprendre ce qui se passe et surtout d’apaiser les parents. Il est parfois trop tard. L’adaptation selon lui doit se faire à la carte, certains enfants et certaines familles ayant besoin de peu de temps et d’autres de beaucoup.

 

« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »
« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »

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EV 19/10/2014 03:44

C'est quoi ces citations sur le Québec, c'est complètement irréaliste ce que raconte Epstein. Le Québec détient le record du Canada :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2009/01/26/002-ritalin-quebec.shtml
http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2014/03/ritalin-mc-nouveaux-records-de.html
A certains endroits, un tiers à la moitié des garçons d'une classe sont médicamentés...

http://www.lapresse.ca/debats/debat-du-jour/201108/16/01-4426449-notre-systeme-de-sante-si-mauvais-.php
http://www.lapresse.ca/debats/debat-du-jour/201108/16/01-4426449-notre-systeme-de-sante-si-mauvais-.php
2 millions de Québécois sans médecins de famille...
Je veux bien croire qu'il y ait des maisons ouvertes, mais je n'en ai jamais vu : crèches publiques jusqu'à 5 ans sans activités pédagogiques ou presque, étiquetage des enfants dès le plus jeune âge... Le manque de médecins conduit à des catastrophes : mauvaises prises en charge des bobos qui s'aggravent considérablement... Les orthophonistes, alors qu'en France, il y en a à tous les coins de rue coûtent 100 dollars de l'heure au privé et les meilleures assurances remboursent quatre ou cinq séances par an. A Montréal, pour une orthophoniste au privé, il faut attendre 6 mois, au public, ça peut aller jusqu'à deux ans et c'est réservé aux diagnostics assez importants. J'ai créé un blog justement racontant notre histoire, mon fils, à la suite de problèmes visuels s'est trouvé dans une situation catastrophique. Ah oui, son médecin faisait de belles recherches, mais il lui consacrait deux minutes par visite (tous les six mois), pas le temps de voir que mon fils avait subi une perte de vision; on l'a acheminé sur des tas de pistes lologues... Je vis en Ontario aujourd'hui et eux, ils sont parfaitement au courant de ce qui se passent, ils ont fait ce qu'ils ont pu pour mon fils... Les maisons ouvertes gardées par des mamies doivent être des maisons modèles, comme quand on visite un lotissement, jamais vu, jamais entendu parler... depuis 11 ans. Par contre, le Québec offre de belles garderies privées à quarante dollars (trente euros la journée). Je suis inquiète, car je vois débarquer au Québec certains parents français avec des enfants en difficultés (dyslexie, et autre dyspraxie...) en croyant que le système scolaire/de santé (c'est l'école qui prend en charge après 5 ans ces types de difficultés) va prendre soin de leurs enfants... Conclusion : aucune aide scolaire ou presque (le gouvernement actuel coupe comme on dit ici les subventions), trois mille euros par an au minimum pour que l'enfant consulte un professionnel (un seul), deux, c'est le double; même pas d'accès à un médecin de famille avant des années à Montréal. Les parents se ruinent et c'est la catastrophe alors que l'enfant avait parfois une orthophoniste à côté de chez eux remboursé... C'est pour cela que mon blog existe... Pas pour critiquer le Québec, surtout pas, mais pour leur dire que ce qu'on raconte en France sur le Québec, c'est du n'importe quoi, du moins sur le fond. Je donne des tas de liens émanant de journaux sérieux, d'études québécoises et compagnie.Ce n'est pas parce qu'on a montré à un gars dans une conférence qu'il existe une maison modèle que c'est la règle au Québec. Des gens me demandent des conseils, je suis désemparée et je ne sais pas quoi leur répondre... Alors pitié, qu'on cesse ces mensonges! Les écoles n'ont pas les moyens de faire face, je ne blâme pas les professeurs, et c'est là que le ritalin intervient, pour calmer les problèmes d'un enfant qui ne peut rencontrer d'autres professionels.
Salutations