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Mon inspiration du moment

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Mon inspiration du moment

Ce mandala est mon fond d'écran du moment. La forme et les couleurs m'inspirent. C'est une image qui me fait du bien.

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Capaulie Photographie (septembre 2014) 3

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Capaulie Photographie (septembre 2014) 2

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Capaulie Photographie (septembre 2014)

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« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »

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« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »

Conférence animée par Jean Epstein, psychosociologue,

A Soyaux, le 13 septembre 2014

Jean Epstein commence cette conférence en faisant le lien entre la petite enfance et l’adolescence. Les affirmations du type « Tout se joue avant 6 ans » lui font très peur. Il nuance en disant qu’effectivement la petite enfance est essentielle pour que l’adolescence se passe bien mais que rien n’est définitif. Il dit de l’adolescent qu’il a le pouvoir d’être les deux, le bébé et l’adulte. Si les repères de la petite enfance sont bien construits, l’adolescent aura moins de travail de bébé à faire et plus de temps pour faire son travail d’adulte.

Il partage les propos de Françoise Dolto qui disait que tout le monde avait droit à une session de rattrapage en disant : « Tout se joue avant la mort ! … Ou presque » !

Il continue en donnant quelques pistes de réflexion… en vrac… Il dit lui-même qu’il prépare toujours un plan mais ne s’y tient pas. Je tente donc de vous transmettre ici ses pensées et paroles, comme je les ai attrapés et notés…

En vrac …

Il parle des « moyens » (de 1 à 2 ans) comme des enfants qui sont dans une phase « capitaliste » c’est-à-dire qu’ils piquent tout ce que les autres ont dans les mains. Avant il appelait les enfants de cette tranche d’âge les « même pas mal » jusqu’au jour où une personne lui dit, à la fin d’une conférence, qu’elle les appelait les « chicouf » ! Pourquoi ? Parce que le matin en les voyant arriver elle disait « chic » et le soir à leur départ « ouf » ! Il lui emprunte donc, avec son autorisation, cette formule !

Dolto disait dans les années 80 que certains spécialistes risquaient de faire leur fonds de commerce sur le sentiment d’incompétence des familles. « Avant les familles avaient toutes les réponses, maintenant elles ont toutes les questions. » Il a vu sur internet un coach parental demander 400 euros pour 12 questions et fournir une réponse générale alors que chaque enfant est unique et nécessiterait une étude approfondie et une réponse personnalisée.

Jean Epstein affirme donc que les métiers de la petite enfance, malgré leur réputation actuelle de professions faciles, sont bien au contraire des métiers haut de gamme. Ces métiers obligent à être en relation avec d’autres professionnels. Un professionnel n’a pas toutes les compétences pour répondre à toutes les questions. Par ex : une maman a des problèmes conjugaux. Elle ne sait pas à qui en parler. Elle vous (assistante maternelle, auxiliaire de puériculture, éducatrice de jeunes enfants…) fait confiance puisqu’elle vous confie chaque jour son enfant. Elle vient donc se confier à vous. Vous voilà embarrassé ! Si vous la laissez se confier, vous sortez de votre champ de compétence et de votre statut vis-à-vis de l’enfant. C’est là qu’être en lien avec d’autres professionnels est important pour pouvoir orienter la maman vers le professionnel compétent. Pour lui, « le professionnel de la petite enfance est le mieux placé pour entendre mais le plus mal placé pour répondre ».

Jean Epstein parle du Québec et relate comme leur façon d’envisager les choses est très différente de la nôtre. Au Québec, on parle de prévenance (faire à plusieurs ce qu’on ne peut pas faire tout seul) et on travaille l’accompagnement du lien (pendant qu’en France on travaille la séparation mère/enfant).  Une étude nationale sur le coût de la délinquance a été menée  au Québec et a montré qu’il coûte moins cher d’aider une famille à se construire plutôt que d’attendre qu’elle dysfonctionne pour la soigner. En France, on parle de prévention, donc on insinue qu’il va y avoir problème et on considère la petite enfance comme une dépense (logique de remplissage des crèches avec la PSU).

Il rappelle également l’étude mise en place par le gouvernement français sur la prédisposition à la délinquance et ayant comme application le fait de devoir répertorier, dès la crèche, les enfants ayant un comportement non adapté. Un enfant mordeur en crèche devenant forcément un futur délinquant ! Heureusement, grâce au collectif « pas de zéro de conduite » et à la forte mobilisation du milieu de la petite enfance, aucune application de cette étude n’a vu le jour. Les chercheurs ayant participé à cette étude appartenaient tous à des laboratoires produisant de la ritaline (médicament prescrit aux enfants diagnostiqués  hyperactifs) !

La famille a bougé, la place de l’enfant aussi. De rien, il est devenu tout.  En 1970, Dolto disait qu’il fallait réinventer le lavoir (plus tard elle dira la place du village), un lieu où les femmes se rencontrent et échangent des points de vue sur les enfants sans être des spécialistes. Il donne l’exemple des maisons ouvertes au Québec :

  • Une laverie automatique : d’un côté la laverie, de l’autre un espace de jeu/salon où les parents peuvent en rencontrer d’autres et discuter pendant que les enfants jouent et que le linge se lave !

  • Les salles d’attente des écoles : gérées par des mamies en retraite qui préparent du café et où se trouvent des panneaux de liège où les parents accrochent leurs besoins et leurs propositions. Par ex : « jeune femme turc cherche cours d’alphabétisation contre travaux de couture ».

  • L’existence des mamies cantine : mamies qui viennent à l’école chercher deux ou trois enfants et les emmènent manger chez elle le midi. A ce propos, les québécois se moquent des français qui disent faire de l’intergénérationnel en emmenant les enfants des crèches à l’hospice ! «  voir des vieux délabrés, ça doit leur foutre les boules » !

Certains enfants ont plein de truc à dire dans leur tête mais pas encore développé le langage. Des études ont établi un lien entre les morsures et le langage. Les enfants communiquent naturellement par des gestes, le bébé fait « au revoir » de la main avant même de dire « au revoir » avec des mots. Les structures petite enfance en Belgique utilisent des répertoires de mots signés que l’enfant peut très tôt utiliser pour se faire comprendre.

 

Le bébé est une personne

Il y a une trentaine d’années l’enfant n’était rien puis en 1984, il est devenu une personne en référence à Bernard Martino et son livre et film « Le bébé est une personne ».

Pour voir le film : http://www.youtube.com/watch?v=3YzV-yWMVW0                      

Il s’étonne quand il voit des professionnels (assistante maternelle, éducatrice, puéricultrice…) juger les parents d’un enfant alors que celui-ci est juste à côté, les oreilles toutes écarquillées ! Ces personnes n’ont donc t elles pas encore intégré qu’un bébé comprend?! Il rappelle donc l’importance, dans les lieux petite enfance, de penser aux différents espaces de parole et conseille trois lieux : un pour dire avec l’enfant, un pour dire sans l’enfant et un pour dire ce qui est de l’ordre de la confidentialité.

Il a fait partie en 1982 du groupe d’expert sollicité par Bernard Martino pour faire la version filmée du livre. Il conseille alors à B. Martino de filmer Maurice Titran qui

« Au début des années 70, se mobilise en faveur de la scolarisation des enfants handicapés au sein des classes, puis il participe à la révolution de la néonatalogie, refusant de séparer les mères des nouveau-nés malades. En 1981, convaincu que la pédiatrie moderne doit allier le médical et le social, il participe à la création à Roubaix du Centre d'action médico-sociale précoce, dont la mission est de permettre aux familles défavorisées de bénéficier du meilleur encadrement et des meilleurs soins dans les domaines de la néonatalogie et de la pédiatrie.

Coauteur de plusieurs livres, consultant médical pour de nombreuses émissions et publications consacrées à la petite enfance, il a notamment publié en 2005 À sa santé, qui participe en France à la prise de conscience des ravages du syndrome d'alcoolisation fœtale. »

Il relate cette consultation de 1982 à laquelle lui et B. Martino ont assisté. Une maman arrive en criant après son bébé qui hurle dans ses bras. Elle est épuisée, ne sait plus que faire et vient chercher de l’aide auprès du M. Titran. Celui-ci regarde le bébé et s’adresse à lui en lui disant : « je te remercie de tout le travail que tu as fait pour m’amener ta maman ». Il s’agissait selon lui d’un déni de parentalité.  M. Titran disait qu’ « un pédiatre c’est un médecin qui soigne les parents » ! Suite à cette consultation, B. Martino décide de faire paraître M. Titran dans son film.

Dolto disait des bébés et de leur compréhension du monde : « quand on parle à un bébé de son histoire, je suis sûre qu’il ne comprend pas tout mais qu’il en fait quelque chose ».

 

 « Famille d’accueil »

Il revient aussi sur le terme « assistante maternelle » utilisé en France qui selon lui devrait être remplacé par « famille d’accueil ». Ailleurs en Europe on peut trouver : « gardienne encadrée », « maman de jour »… Pour lui, ces termes ne sont pas sans conséquences sur la relation avec les familles.

L’enfant, chez l’assistante maternelle, découvre qu’il a le droit de vivre quelque chose d’intime avec quelqu’un qui n’est pas sa mère, dans une maison qui n’est pas la sienne. Pour Jean Epstein, on n’aime jamais trop les enfants que l’on accueille si on prend soin de l’impact que ça a sur les parents. Il parle d’une histoire forte, d’une histoire d’amour entre l’enfant et l’assistante maternelle, l’auxiliaire référente…

Le mari de l’assistante maternelle a aussi une place importante, souvent niée, bien que réelle. Parfois, il est la seule figure masculine dans l’entourage de l’enfant, parfois il est la seule figure masculine avec qui le papa peut parler de son enfant…

Les enfants de l’assistante maternelle ont également une place importante lorsqu’ils sont présents.

C’est l’histoire de l’accueil d’un enfant, au cœur d’une famille, de liens qui se tissent et de moments partagés.

Il parle de la crèche familiale comme étant, pour lui (et sans vouloir dénigrer les autres types d’accueil) la meilleure structure petite enfance par le fait qu’elle est double, qu’elle allie l’intime du domicile et de la relation et des temps collectif.

Il rappelle également les débuts des  crèches collectives, dans les années 75, où tous les enfants allaient sur le pot en même temps et à heure fixe, alignés le long d’un mur, où une auxiliaire pouvait nourrir 5 bébés en même temps, alignés en face d’elle, dans leur transat, tout en parlant du film vu la veille au soir à sa collègue d’à côté nourrissant, elle aussi, 5 bébés alignés dans leur transats !  Le but étant de montrer que la crèche collective, régulièrement cité comme le mode d’accueil idéal pour les parents, ne l’est pas forcément. Chaque structure ayant ses avantages et ses inconvénients.

Les MAM nécessitent plus que tout de la supervision. Elles peuvent être une proposition d’avenir s’il y a accompagnement.

L’idéal pour les R.A.M. est qu’il y ait deux personnes à plein temps, un administratif et un spécialiste petite enfance.

 

Pour évaluer la qualité de l’accueil dans une structure petite enfance

Il propose un outil, qu’il utilise lui-même lorsqu’il visite les différents lieux d’accueil :

Triangle de la qualité / triangle de la BBC (Bien être Besoins Compétences)

Il y a qualité lorsque les 3 angles sont pris en compte.

Par ex pour les enfants, que leurs besoins variables de l’un à l’autre soient pris en compte, comme le fait que certains dorment pendant que d’autres jouent. Et non qu’on autorise (à cause de la PSU) le réveil d’un enfant parce que le parent refuse de payer une heure de plus. Certains parents ont des besoins contraires à ceux des enfants. Il est du rôle du professionnel d’expliquer aux parents que si leur enfant a sommeil vous allez lui permettre de dormir et inversement. Attention aussi au piège de la production. Si on tombe dedans, on va faire suer les enfants à fabriquer tous les jours un produit (peinture…) qu’ils ne veulent pas forcément faire. L’important est d’instaurer un climat de confiance avec les familles et de leur expliquer le projet de la crèche. Parfois avec certains parents, la relation de confiance peut ne pas s’établir.

Par ex pour les parents, est ce que l’on utilise leurs compétences ? Est-ce que la structure fait preuve de flexibilité dans les prestations en fonction des différents horaires de travail.

Par ex pour les professionnels, est ce qu’ils ont accès à la formation continue ? Est-ce que le temps administratif n’empiète pas sur le temps auprès des enfants et des familles ?...

Les 3 besoins de chacun devant respecter les 3 besoins de chaque autre.  

 

Quand les découvertes scientifiques éclairent le travail des professionnels

En 1992  au CNRS, le professeur Gervais a fait une étude sur les phéromones (odeur spécifique à chaque être humain). A la naissance, tous les bébés fabriquant l’odeur de leur mère (reconnaissance inconsciente). Au moment de la marche (éloignement moteur), le bébé cesse de fabriquer l’odeur de sa mère et commence à fabriquer la sienne. A la puberté, il fabrique ses phéromones définitives. L’ado est alors un peu perdu. C’est pourquoi il fait souvent un retour vers son doudou.

Le professeur Gervais a mis à jour l’existence de phéromones caméléons. Si le bébé est accueilli en crèche ou chez une assistante maternelle et qu’il ne s’y plaît pas, il va continuer à fabriquer l’odeur de sa mère. Si au contraire il s’y plaît, il fabrique une phéromone caméléon qui ressemble à s’y méprendre à celle de la référente qu’il s’est choisi.  

Jean Epstein donne l’exemple d’un bébé qui quittait souvent sa section pour se retrouver avec la lingère. En voyant cela il a mesuré avec un appareil spécifique les phéromones de la lingère et du bébé et il s’est avéré que le bébé avait développé des phéromones caméléons quasi identiques à celles de la lingère. Les auxiliaires ont mieux compris ensuite pourquoi ce bébé allait toujours dans la lingerie et pourquoi il ne voulait manger et s’endormir qu’avec la lingère !

 

Etre à sa juste place

 « Les parents sont les 1ers éducateurs, les professionnels sont des partenaires. »

Les deux formations complémentaires et nécessaires aux professionnels sont la diplomatie et les arts dramatiques !

Par ex : lorsqu’un enfant fait ses 1ers pas avec les professionnels dans la journée, ne rien dire aux parents le soir pour leur laisser le plaisir de le découvrir par eux même (diplomatie) et lorsqu’ils reviennent le lundi suivant en disant avec joie « il a fait ces 1ers pas ce week-end end » ! Leur dire « ah bon ! » (Art dramatique) !

Pour que la première séparation se passe bien, l’enfant doit voir son parent partir sereinement au travail.

Pour cela, le professionnel  explique à l’enfant :

  • Que sa mère ne lui en veut pas

  • Qu’elle est partie travailler et qu’elle pense à lui

  • Qu’elle va revenir

Il explique aux parents :

  • Que leur enfant les aime même s’il ne veut plus partir de chez l’assistante maternelle au moment des retrouvailles du soir

  • Qu’il ne va pas confondre sa mère avec son assistante maternelle

  • Qu’ils vont le retrouver en bon état

Il rappelle qu’il est important de faire verbaliser aux parents les peurs qu’ils ont vis-à-vis du mode d’accueil dès l’adaptation pour partir avec eux sur de bonnes bases. Certaines tensions pouvant faire effet boule de neige le temps passant et exploser plus tard. Il est alors plus difficile de comprendre ce qui se passe et surtout d’apaiser les parents. Il est parfois trop tard. L’adaptation selon lui doit se faire à la carte, certains enfants et certaines familles ayant besoin de peu de temps et d’autres de beaucoup.

 

« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »
« L’enfant, sa famille et les professionnels qui l’entourent »

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L'imagier des petits bonheurs

Publié le par Toutes en une

 

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"L'imagier des petits bonheurs" d'Helen Oxenbury et Marie-Agnès Gaudrat, chez Bayard jeunesse

 

Un petit format carré mais plutôt épais parce que des petits bonheurs y'en a tout plein!

Des illustrations toutes douces et colorées qui ne trahissent jamais, ni le texte de l'auteur, ni le petit bonheur dont il est question.

 

Un imagier malin qui présente des situations, des moments de vie, que le tout petit aime bien. Plus fun qu'un imagier traditionnel parce qu'il montre comme la vie peut être belle, tout simplement et à chaque instant.

 

Un imagier doudou car lorsqu'on le regarde avec un tout petit collé à nous, ce ne sont pas des images d'objets sur fond blanc qui s'offrent à nous mais ce sont les émotions, les sensations, les souvenirs qui sont mis en scène, en situation... On peut alors sentir comme le tout petit se blottit et s'extasie. Comme c'est bon !

 

"Rester au chaud quand il pleut"

"Faire ami-ami avec les pigeons"

"Lire et relire son livre préféré"

"Enfiler ses bottes tout seul"

"Recevoir une carte rien que pour soi"

 

etc... Un livre qui n'en fini pas... qu'on a plaisir à lire et relire

Publié dans Il était une fois...

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Maquillage artistique, hénné et photographie, une matinée beauté en famille

Publié le par Toutes en une

PISSENLIT AURELIE 015.1

Photo Ethiques

 

Cet été, j'ai eu la chance de vivre avec mes deux nièces adorées et mes enfants (ma petite/petite et mon petit/grand) une superbe matinée beauté.

 

J'ai la chance d'avoir autour des moi des femmes admirables, qui exercent des métiers formidables et qui permettent aux autres (homme, femme et enfant) de passer des moments agréables et envoutants... d'embellisement du corps, de mise en beauté, des moments de sérénité. 

 

Accompagner la beauté extérieur par quelques touches de magie, un regard, des couleurs, 

pour révéler la beauté intérieur.

 

Ces deux femmes admirables au métier formidable sont:

 

Aurélie ( Chemin de parents) pour le maquillage artistique et le hénné  link

 

Peggy  ( Photos Ethiques ) pour les photographies link

 

Nous avons commencé et terminé cette douce matinée par un petit rituel.

 

J'avais envie et besoin d'entourer cette matinée de nos énergies regroupées, comme une parenthèse hors du temps, comme une bulle de douceur dans un monde...

 

C'est en cercle, autour de petits objets symboliques et en nous donnant la main que nous avons débuté. Allumer une bougie.  Penser aux femmes de notre lignée (mémé, maman, mamie...), à mon petit/grand (petit homme en devenir, seul parmi toutes ces femmes, qui je le souhaite portera toujours en lui le respect et l'amour des femmes) et à nous toutes, les femmes présentes en cette belle matinée de célébration de la beauté. La petite main innocente de ma petite/petite a tiré une carte et la douce voix innocente de mon petit/grand l'a lu tout doucement.

 

"Chaque chose de la nature contient une part de merveilleux"

 

 PISSENLIT AURELIE 324                        Photos Ethiques                        

 

Chacun de nous a eu son moment à lui entre les doigts de velour d'Aurélie et sous le regard nature de Peggy.

 

Moi 2505

 

Des moments de plénitude, des fous rires, des grimaces...

 

PISSENLIT AURELIE 195

        Photos Ethiques

 

 

Le temps a filé en laissant sur nous la trace du plaisir et de la sérénité.

 

 

PISSENLIT-AURELIE-219.JPG

                                           Photos Ethiques

 

 

 

Je remercie mes enfants et mes nièces pour m'avoir fait confiance et d'avoir partagé avec moi ce moment hors du temps.

Je remercie chaleureusement Peggy et Aurélie pour leur être et leur savoir faire, leur talent.

 

 

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A l'intérieur de moi

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                                         "A l'intérieur de moi" d'Aurélia Gaud chez Actes Sud Junior

 

 

J'ai découvert ce petit format carré et cartonné la semaine dernière, en formation Faber et Mazlish (oui oui c'est bien la seconde fois que je fais cette formation! Et oui oui je viendrais en parler par ici!). Nous abordions alors le chapitre : Comment accueillir les émotions de l'enfant?

 

Ce petit livre simple et bien ficelé peut être utilisé avec des tous petits pour aborder la question des émotions.Son format, le cartonnage épais, la simplicité et la justesse du ton et de l'illustration en fond même un incontournable, peut être un des premiers à offrir sur le sujet.

 

Sur fond blanc, se détachent un petit bonhomme beige de papier et quelques gommettes ou autres morceaux de papiers découpés, de couleurs et de formes différentes (des ronds quand il est zen et dans ses rêves, des triangles quand il a mal, des confetis lorsqu'il est heureux...).

 

"A l'intérieur de moi, toutes sortes d'émotions forment comme un tourbillon"

 

L'illustration est dominante. Simple et parlante à la fois, autant par les expressions du visage du petit bonhomme de papier (qu'avec ma petite/petite nous nous sommes amusées à imiter) que par la multitude d'autres petits papiers qui l'entourent (et qui montre bien la place que prend l'émotion pour celui qui la vit et la ressent là maintenant).

 

Le texte est court, clair et précis.

 

Tout (les formes, les couleurs, la mise en page, les mots) véhicule le même message, celui de l'émotion ressentie.Pas de surperflu, de fioriture, juste l'essentiel!

 

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Les pages se tournent et défilent sur tout un panel d'émotions et le suspens de la fin monte progressivement! Que va t il être écrit sur la dernière page? Comment ça se termine? Que dire de tout ce ressenti?

 

"Alors quand je suis fatiguée, je vais contre maman qui, dans ses bras, me berce doucement."

 

Cette fin me convient totalement! J'en avais presque peur de ce que j'allais découvrir à la fin, tellement le reste était bien!

 

Ce livre is perfect!

 

 

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« L’accompagnement des assistantes maternelles dans leurs pratiques professionnelles »

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Compte rendu de stage via le CNFPT, du 26 et 27 mai 2014, à Niort

 

  « L’accompagnement des assistantes maternelles dans leurs pratiques professionnelles »

Avec Valéry-Anne Fiolet,

éducatrice de jeunes enfants et master 2 en science de l’éducation

 

La professionnalisation passe par l’imitation.

La professionnalisation, c’est  les amener à réfléchir et les rendre intelligente.

Les rendre professionnelles passe par les rendre autonomes, par ex : les laisser gérer le planning de venue en temps collectif.

Professionnaliser les A.M. c’est les faire passer de la nourrice à l’assistante maternelle, du novice à l’expert.

Attention à donner ou apporter une réponse mais pas la solution !

 

 

Pour être dans une relation juste et bienveillante avec l’autre 

 

Attention aux phrases assassines et attention à ne pas trop valorisé sinon il y a un trop grand écart entre la réalité et les mots ce qui apporte du discrédit.

 

Eviter le « Pourquoi ? » qui est  trop jugeant et préférer « Qu’est-ce que vous avez vu ? » « Qu’est-ce que vous avez ressenti ? » qui est plus ouvert.

Lors des transmissions aux A.M. il est important de se demander pourquoi je veux transmettre ça ? Si c’est pour me soulager, ce n’est pas nécessaire. Si c’est utile pour son évolution :

- faire deux colonnes, une positive une négative

- ne remplir l’une que si l’autre se remplie aussi. On écrit 1 chose positive et 1 chose négative à côté.

Demander ce dont on a besoin et non attendre que l’autre le devine.

Faire dire aux A.M. comment elles se sont senties après un temps collectif et leur dire aussi notre sentiment : « ça m’a fait plaisir de vous voir ».

 

Comprendre qui est la personne en face de nous et comment l’aborder en se rapprochant de la théorie de l’attachement.

 

Attachement angoissé 5% de la population

Attachement sécure 65%  de la population

Attachement insécure 30% (ambivalent ou évitant) de la population

Du type d’attachement découle la qualité de l’estime de soi (je suis) et de la confiance en soi (je fais), la sécurité affective et les M.I.O. (Modèle Interne Opérant ou schème).

L’enfant se construit, en partie, par la manière de réagir de ses parents à telle ou telle situation, ce qui l’amène sur un chemin de vie plus que sur un autre. 8 chemins de vie en tout :

  • Je dois tout gérer

  • je ne sais rien faire

  • je ne dois pas déplaire

  • je dois être aimé de tous

  • ma vie c’est la solitude

  • je suis différent

Essayer de repérer les chemins de vie de chaque personne pour s’adapter à chacune.

 

Pour répondre à leur besoin de parler avec leur collègue : instaurer par ex, un coin  papothèque. Il est limité dans le temps et dans l’espace, limité en nombre (2 assistantes maternelles = 2 chaises dans le coin). L’EJE se positionne dans la salle entre les assistantes maternelles et les enfants pour pouvoir revenir sur des choses qui se disent.

 

Pour constituer des groupes de travail, on peut utiliser la tombola. Noter les noms des groupes sur des petits papiers, les mélanger dans un contenant et faire tirer les AM au sort.

S’il y a une personne qui dysfonctionne :

  • RDV officiel en premier lieu pour expliquer les faits. Lors de l’entretien, dire les faits précis : « quand vous faites ça… »

  • Si ça ne suffit pas, il doit y avoir sanction. Tout le monde doit connaître les sanctions engendrées par un manquement au règlement. La sanction est à réfléchir par rapport au cadre juridique.

  •  1) RDV 2) courrier d’avertissement 3) sanction : par ex : lire un livre qui aborde le thème et en demander un retour devant les collègues en réunion 4) exclusion des temps collectifs voir de la structure

  • L’exclure des temps collectif quelques mois (2 mois par exemple) pour qu’elle réfléchisse et qu’elle revienne si elle a compris et s’engage à faire évoluer son comportement.

  • Le règlement de fonctionnement donne le cadre. Exiger ce qui est écrit dedans. Sinon pas de légitimité à demander. L’exclusion est légitimée en cas de manquement au règlement.

 

On ne peut pas changer une personne, une personne se change elle-même.

 

Les parents et  les assistantes maternelles ne sont pas vos ennemis.

 

 

C’est quoi accompagner ?

 

L’accompagnement est un moyen dont

le but est l’autonomie, réussir à ne plus être nécessaire.

 

Pour Bernard Honoré : de la mise en relation dépend  la mise en chemin. L’accompagnement se trouve au départ (impulsion).

 

Pour Le Bouëdec : l’accompagnement est une posture entre la proximité et la distance, s’impliquer tout en laissant à l’autre une place. Passivité active.

  • Accueillir et écouter l’autre

  • Aider à discerner et délibérer

  • Cheminer avec sollicitude à ses cotés

 

Pour Carl Rogers : l’accompagnement se centre sur la relation et non sur le problème rencontré. Il doit avoir une attitude qui permet à l’autre de mettre en mots ce qu’il vit pour qu’il puisse en prendre conscience et avancer.

 

Pour Schon : on a des connaissances (quelque chose que je me suis approprié à partir de l’expérience)  et des savoirs (ce que les experts nous ont enseignés). Le vécu permet de construire des savoirs expérientiels. Des connaissances deviennent des savoirs parce que j’ai réfléchi dessus.

Accompagner, c’est permettre de réfléchir à sa pratique pour construire un savoir expérientiel.

 

Pour Maëlla Paul : l’accompagnement se trouve au carrefour entre entre conduire, guider, escorter… Conduire, c’est mener quelqu’un quelque part. Guider, c’est  mettre quelqu’un sur la voie, le guide marche devant. Escorter, c’est porter une attention soutenue pour prendre soin.

 

Pour les accompagner vers la professionnalisation :

  • Se donner en modèle ET parler, expliquer le pourquoi du comment de ce que l’on fait.

  • Utiliser les compétences de chacune (artistiques, chant…) / exploiter leurs talents.

  • Les reconnaître comme professionnelles, c’est les reconnaitre comme notre équipe  

Nous sommes (Directrice, adjointe, EJE et A.M.) 1 équipe de professionnelles qui travaillent ensemble pour construire le lieu où elles accueillent les enfants.

 

 

C’est quoi être une assistante maternelle  professionnelle ?

 

Pour Leboterf : Le diplôme ne traduit pas la compétence. Etre professionnel, c’est être compétent. Quelqu’un qui dispose de ressources et sait s’en servir. Savoir gérer un ensemble de situations souvent complexes. Le novice gère le simple, la routine, l’expert gère le complexe.

Etre professionnel c’est :

Savoir innover :

Savoir réagir avec pertinence

Prendre des initiatives

Faire des choix

Négocier

Arbitrer

Prendre des risques

Réagir à l’imprévu

Savoir anticiper

 

Savoir observer :

Le professionnel  est celui qui rassemble, combine les infos pour faire émerger une pratique pertinente. Savoir mobiliser de façon pertinente les compétences.

Savoir transposer

Comprendre les problèmes et les classer par contexte. Repérer les éléments communs qui me font dire qu’il y a tel type de situation qui amène à tel comportement.

 

Vouloir agir

Le professionnel est celui qui a des compétences qu’il doit sélectionner, combiner, mobiliser pour agir avec pertinence.

 

L’accompagnement, c’est permettre à l’autre de prendre conscience de ses savoirs.

 

 

L’observation avec les Assistantes Maternelles

 

Pour amener les assistantes maternelles à l’observation professionnelle, il est nécessaire de procéder par étape.

 

Première étape : regarder

« Aujourd’hui, je vous propose de faire quelque chose de différent »

- leur proposer de ne pas mettre d’activité en place, de laisser les enfants en jeu libre et de faire quelque chose de différent.

- leur demander de s’installer, assise, à différentes places dans la salle et  de regarder les enfants pendant 10 min. Les enfants avec qui  elles sont  arrivées ou les autres.  S’il y a un danger avéré, elles s’arrêtent et interviennent. L’éducatrice regarde elle aussi.        

 

Debout, on est un phare.  On est attiré par la lumière.

 

- échanger avec elles, une fois les 10 min terminée, sur ce que nous avons vu, remarqué … Qu’est-ce que vous comprenez ? Qu’est-ce que vous pouvez proposer à l’enfant ?

Tout le monde n’a pas regardé la même chose. Lors d’une première expérience, il peut être difficile pour les personnes de mobiliser leurs souvenirs et ce qu’elles ont réellement perçu.

« Si vous voulez la prochaine fois on recommence mais d’une autre façon ».

 

Deuxième étape : regarder une seule chose

« Si on regardait  qu’une seule chose ? »  

Par exemple : les interactions entre enfants.

Utiliser le même protocole que dans l’étape 1, les enfants sont en jeu libre, les adultes disposés à différents endroit de la salle, regardant (mais un seul paramètre cette fois)  puis échange après les 10 min. Qu’est- ce qu’on a vu ? Qu’est- ce qu’on a remarqué ? 

Même en limitant le nombre de paramètres à regarder, il peut encore y avoir des oublis.

« Si vous voulez la prochaine fois on recommence mais d’une autre façon ».

 

Troisième étape : regarder et écrire

« Si on prenait un crayon et une feuille »

Utiliser toujours le même protocole. Les assistantes maternelles peuvent cette fois noter sur une feuille blanche ce qu’elle regarde.

L’échange semble plus construit que les fois précédentes mais il peut encore y avoir des difficultés à savoir quoi regarder et  quoi écrire. Certaines n’auront pas eu non plus le temps de tout écrire.

« Si vous voulez la prochaine fois on recommence mais d’une autre façon ».

 

Quatrième étape : Observer

« Si on utilisait une grille d’observation »

Utiliser toujours le même protocole mais au lieu de noter des informations sur une feuille blanche, remplir la grille d’observation composée de questions concrètes.

On peut utiliser des grilles déjà existantes comme celles proposées par Anne Marie Fontaine.

 « Assistantes maternelles, l’observation : outil indispensable » Anne Marie Fontaine

« Les assistantes maternelles sont convaincues que l’observation est la base de leur travail avec les jeunes enfants. Elles pensent d’ailleurs qu’elles « observent tout le temps »… Mais il y a observation et observation…

Comment faire pour « regarder de plus près » quand l’observation spontanée nous a fait repérer certaines réactions d’enfants répétitives, ou certains moments difficiles de la journée ? Comment comprendre ce qui se passe ? Comment réfléchir posément à la situation pour trouver des solutions ? En développant une observation différente, plus professionnelle : l’observation-projet.

Observer de façon professionnelle, c’est apprendre, à partir d’un constat ou d’un ressenti personnel dans l’accueil des enfants, à se poser des questions précises pour regarder la situation d’une manière plus objective, et surtout en se plaçant « du point de vue des enfants » pour trouver les réponses les plus adaptées. C’est poser sur eux un regard curieux, patient, bienveillant.

Ce livre s’adresse à la fois aux assistantes maternelles et aux responsables de Ram, de crèches familiales, de PMI, qui les accompagnent dans leur professionnalisation. 

Anne-Marie Fontaine est formatrice auprès des professionnels de la petite enfance. Elle a d’abord travaillé au CNRS avec René Zazzo dans le cadre du laboratoire de psychobiologie de l’enfant, puis a été maître de conférences en psychologie de l’enfant à l’université Paris-X.»

Ou bien la construire avec les assistantes maternelles. Pour cela, il est nécessaire de se demander : quels sont les éléments dont on a besoin pour comprendre la situation ?  Qu’est ce qui m’intéresse ?

 

Cinquième étape : restituer

Après avoir échangé avec les assistantes maternelles sur l’observation, qu’en fait-on ? Qu’est- ce qu’on retransmet aux collègues ? Aux familles ?

Pour commencer, l’éducatrice rédige ce qui s’est dit, compris, les propositions faites… Cet écrit est destiné aux observatrices seulement. Au fur et à mesure de l’exercice, les assistantes maternelles pourront écrire elles même ce compte rendu.

 

Attention : prévenir les enfants lorsque nous les observons

 

L’accompagnement des assistantes maternelles dans leurs pratiques professionnelles passe donc par :

-des temps collectifs

- de l’observation

- des réunions : échanges entre les assistantes maternelles et l’équipe pédagogique sur les différents sujets liés à la petite enfance comme le sommeil, la propreté, la motricité libre… (Sans les parents)

- de l’analyse de la pratique (avec un psychologue)

- des réunions d’information

- la mise à disposition de livres, revues, affichages divers

- un projet pédagogique qui regroupe ce que l’on attend de l’assistante maternelle, le rôle de l’encadrement, les objectifs du lieu, les règles de vie et les valeurs professionnelles

- des visites à domicile régulières  (A.M. prévenues  et objectif précis annoncé)

 

Publié dans Hélix

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Capaulie Photographie (août 2014) 3

Publié le par Toutes en une

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Publié dans Capaulie Photographie

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