Une nouvelle autorité sans punition ni fessée

Publié le par Toutes en une

 

« Une nouvelle autorité sans punition ni fessée » de Catherine Dumonteil-Kremer.

 

Le réservoir affectif

L’image que comme une voiture possède un réservoir d’essence dont elle a besoin pour rouler correctement, l’être humain possède un réservoir affectif dont il a besoin pour aller bien et donc avancer sereinement sur son chemin de vie m’a tout de suite conquise.

Ce réservoir peut se vider lorsque l’être humain est confronté au deuil, au stress, à la faim, à une mauvaise journée à l’école ou travail (selon que l’on est un enfant ou un adulte), une séparation, une dispute avec une personne aimée…  Lorsqu’un enfant semble toujours insatisfait, a un comportement inadapté, c’est peut-être simplement que son réservoir est fissuré ou vidé ? « Derrière chaque comportement « inapproprié » de l’être humain, il y a une blessure et bien souvent un besoin non satisfait »

« Le niveau de maturité du cerveau de l’enfant ne lui permet pas, lorsque son réservoir affectif est vide, de différer la décharge de l’émotion qu’il éprouve et de demander calmement de l’aide à ses parents. Il risque de se mettre immédiatement en mode « crise de chagrin ou de rage », ce qui nous plonge dans une grande perplexité, voir dans un état émotionnel pas très éloigné de celui que nous observons chez lui ».

Reste alors à le remplir plutôt que de le blâmer, le punir ou le fesser.

La pose de limites comme un processus de recherche des besoins de l’enfant.

La base de ce processus (la base de tout je dirais, la base de mon métier de parent et d’éducatrice de jeunes enfants) c’est l’OBSERVATION ! Observer l’enfant et se demander quel est le message derrière ce comportement, de quoi mon enfant a-t-il besoin là maintenant ?  

Le besoin de présence, d’attention, d’être et faire ensemble

Le bébé recherche la proximité avec sa figure d’attachement principale (souvent sa mère) car sa présence lui procure la sécurité nécessaire pour explorer le monde. Non, il ne fait pas un caprice lorsqu’il demande les bras, c’est un besoin vital pour lui ! Il recherche, de toutes ses forces et avec le peu de moyen qu’il a (tendre les bras et pleurer), à se sécuriser.

Pour satisfaire ce besoin de présence et d’attention de l’enfant, que pouvons-nous faire ?

  • L’observer

  • Etre à l’écoute de ce qu’il nous dit et nous montre

« Ecouter donne une existence à l’autre, à ses ressentis, à ses émotions agréables ou plus difficiles. » « N’hésitez pas à dire NON de façon claire et honnête, avec délicatesse, sans gêner votre enfant ou l’embarrasser publiquement. Après ce NON, une déception plus ou moins grande se manifestera. Votre enfant sera triste ou en colère, il aura besoin d’être écouté à ce moment-là. C’est de lui refuser cette coute qui le blessera, bien plus que le NON en lui-même. »

 

  • S’intéresser à ce qu’il fait (même lorsque cela nous paraît, à nous adulte, dérisoire comme le énième caillou, semblable à tous les autres, qu’il vient de ramasser et qu’il vous présente comme une pierre précieuse !)

  • Etre en contact physique avec lui (câlins, bisous, caresses, douceur dans les gestes du quotidien…)

  • Partager avec eux nos (faire la cuisine, faire les courses, repeindre les murs de la maison…) et leurs (faire un jeu de société, jouer à la dinette, regarder leur émission de télé préféré…) activités. Ils aiment nous montrer ce qu’ils savent faire. En partageant ces moments avec eux, nous renforçons notre lien à eux et la confiance qu’ils ont en nous. Nous répondons aussi à leur besoin d’attention.

     

Tout cela va nourrir l’estime de soi et la confiance en soi de l’enfant. « Des bras aimant seront son refuge »

Le besoin de se nourrir

Lorsqu’il y a nourrissage à la demande du bébé, le sentiment de sécurité est assuré. Lorsqu’il y a, au contraire, du forcing, c’est le sentiment de crainte qui s’installe.  « La contrainte (…) renforce le rejet de l’aliment avec lequel on essaie de familiariser l’enfant »

Lorsque les besoins alimentaires de l’enfant sont respectés, la sensation de satiété est reconnaissable par celui-ci. Inversement, un enfant que l’on force à terminer son assiette alors qu’il n’a plus faim ou un autre que l’on empêche de manger lorsqu’il a faim (parce que ce n’est pas encore l’heure) sera en grande difficulté, plus tard, pour reconnaître ses besoins physiologiques : la sensation de faim et la sensation de satiété. Notre rôle est de faire confiance aux capacités de l’enfant à savoir ce dont il a besoin et de lui procurer des aliments sains.

Les dernières études sur l’alimentation ont montré que les enfants qui ont mangé avec leurs doigts se nourrissent mieux une fois adulte et que cela favorise un poids d’équilibre !

Le besoin de dormir

Pour que le bébé puisse s’endormir sereinement, il doit se sentir en sécurité ET avoir sommeil. Certains y arrivent seuls (ce n’est pas la majorité), d’autres pas  et c’est normal ! « Répondre au besoin de proximité qu’ils expriment est alors la seule chose à faire. Un bébé ne peut pas s’apaiser seul ; le laisser pleurer finit par le plonger dans le désespoir, puis le découragement. Il abandonnera certes l’idée de solliciter ses parents mais, d’après Margot Sunderland, du centre de psychiatrie infantile de Londres, il ne faut pas confondre un bébé calme et comblé avec un bébé refoulant ses besoins. Le rythme cardiaque de ce dernier est parfois très irrégulier, son taux de cortisol (l’hormone qui aide à gérer le stress) est trop élevé. »

Il est important de ne pas avoir trop d’attente face au sommeil de l’enfant et de répondre à ses besoins au jour le jour. En moyenne, aux alentours de 4 ans, les enfants arrivent à dormir toute une nuit. Pour autant, ils sont tous différents et certains auront besoin de soutien plus longtemps.

« Chez les adolescents, l’hormone de l’endormissement se déclenche très tard dans la soirée, ce qui explique leur coucher tardif. »

Le besoin de bouger

« Le bébé bouge déjà in utéro, il continue à se mouvoir après la naissance »

Il est nécessaire de prendre en compte ce besoin et d’aménager l’espace/temps en fonction, au risque de voir l’enfant se déconnecter de son corps et de voir également des tensions s’installer (du type la scoliose de l’ado qui a passé bien trop de temps assis, sans bouger, sur les bancs de l’école, entre autre).

Le besoin d’explorer

Les enfants apprennent sans cesse. Tout est à découvrir, tout est intéressant et les règles sociétales ne sont pas innées. Elles s’acquièrent elles aussi. Nous disons que l’enfant joue, avec un soupçon de c’est moins important que ce que je fais-moi, adulte, je travaille, quoi ! Alors que le jeu de l’enfant est un système très complexe fait d’observations, de répétitions, d’essais, de constats, de calculs… L’enfant est biologiquement programmé pour jouer, c’est-à-dire explorer, découvrir, comprendre, apprendre et grandir, c’est pourquoi : « même avec les meilleures intentions du monde, les petites tapes sur la main données à froid ou bien les « Non ! » retentissants effraient les petits et les plongent dans une grande perplexité à propos d’eux même. Le trouble de leur pensée pourrait se résumer ainsi : « voilà que la personne en qui j’ai le plus confiance me frappe pour une action que tout mon être me dicte de faire ! » »

« En organisant un environnement excessivement sécurisé, nous empêchons nos enfants de faire les expériences qu’ils ont besoin de vivre pour devenir compétents dans notre monde et y ajouter leur propre contribution. »

Nous avons tous été des enfants

C’est évident, nous avons tous été des enfants. Certains de nos besoins ont été comblés, d’autres non. Ces derniers continuent de s’exprimer à l’âge adulte. Ils se manifestent de façon rigide sans que jamais nous ne puissions réellement les combler. L’auteure parle alors de « besoins gelés » qui se retrouvent en compétitions avec les besoins de nos enfants et explique le caractère disproportionné de certaines de nos réactions face à un comportement de celui-ci.

« Quand un enfant ne mange pas, c’est qu’il n’a pas faim. Il n’y a aucune raison d’y ajouter de la colère, sauf si l’on a soi-même déjà vécu cette situation petit. »

« Colère, abattement, gêne, tristesse ou peur irrationnelle, nos émotions refont surface comme autant de signes indiquant de vieilles blessures. »

Il semble alors important de se questionner pour éclaircir la situation. Quels sont les besoins de mon enfant ? Quels sont mes besoins gelés ? Pour cela, elle propose de faire un bilan, pour son enfant, et pour soi-même. (Voir page 78/79 du livre)

L’idée de ce travail est que les réparations remplissent le réservoir affectif.

Chercher, comprendre, réparer.

Traumatismes et réponses hormonales

« Les neurosciences assimilent aujourd’hui à des traumatismes toutes les situations que nous avons vécus enfant et qui mettaient en jeu notre survie physique ou psychique »

Par ex, le bébé qui pleure parce qu’il a faim et que personne ne vient chercher, que personne ne vient alimenter, sans que des paroles ne lui soient adresser, vit une situation traumatisante. Le cerveau sécrète alors adrénaline et cortisol. Si la situation perdure trop longtemps, les quantités de ces deux hormones dans le cerveau atteignent des quantités trop importantes. Le cerveau disjoncte.

« Dans ce cerveau littéralement « en panne », seule l’amygdale (siège de la mémoire émotionnelle dite implicite, c’est-à-dire non consciente) est activée. Le traumatisme y est stocké. Certains appellent « refoulement » ce processus qui nous aide à survivre. Sans lui, la réalité aurait été invivable, puisque personne ne venait à notre secours. Le problème de l’amygdale, qui au bout du compte a stocké toutes les situations difficiles non intégrées de notre enfance, c’est qu’elle se réactive à chaque fois qu’elle rencontre un élément qui lui rappelle la situation traumatisante passée. »

C’est pourquoi les besoins de nos enfants peuvent parfois faire remonter une forme de violence en nous. L’amygdale se souvient !

Notre inconscient décide pour nous

« L’inconscient accomplit, à notre insu, 90% de nos démarches mentales : il gouverne notre vie »

« Notre mémoire est la faculté la plus importante : 99% de ce que nous pensons voir se trouve déjà en elle, 1% seulement vient s’y ajouter par l’intermédiaire des organes des sens »

« Notre cerveau réagit en fonction d’une sorte de programme, dont la majorité des éléments a été engrangée pendant les premières années de notre vie »

« « La conscience est une sorte de clap de fin qui se manifeste lorsque tout est déjà joué, un tour de passe-passe diplomatique de notre cerveau pour nous faire croire que nous avons encore notre mot à dire » affirme Allan Snyder, le directeur du Center for the Mind de l’université de Sydney »

Heureusement notre cerveau est plastique ! C’est-à-dire modulable, la motivation peut nous faire changer de voie. Il suffit de le décider et de s’entraîner !

Pour ne plus être prisonnier de nos réactions, il nous faut nous observer, écouter nos émotions, les comprendre et les accepter pour pouvoir s’en libérer et faire autrement. Un outil que propose l’auteure : le journal émotionnel.

« Ecrire à propos d’une situation difficile améliore l’état de la personne qui l’a vécue »

Prendre un cahier et noter la situation difficile, la date, l’heure, le lieu, ce qui a déclenché notre réaction. Plus tard, lorsque l’on est disponible, reprendre cette situation et la détailler (son origine, les sons, les odeurs, les paroles qui l’entourent). Comment se déroulait ce type de situation avec mes parents lorsque j’étais enfant ? Notre réaction est souvent une résurgence du passé, l’expression d’un besoin gelé et n’a rien à voir avec notre enfant. S’interroger par contre sur ce qu’a pu produire notre réaction sur lui.

Une fois le travail écrit terminé, s’asseoir, fermer les yeux, repenser à cette situation et se concentrer sur notre ressenti. Que se passe-t-il en nous ? Accueillir et accepter cette sensation.

« En vous autorisant à « être avec » ce ressenti corporel, vous serez surpris de constater tout ce que votre écoute amicale fait évoluer. »

« Si des émotions surgissent (…) laissez-vous traverser, couler librement si ce sont des larmes, car elles sont comme une vague qui passe et emporte avec elle votre tristesse. Laissez-vous trembler, c’est la peur qui vous quitte. »

« Peu à peu, vous vous sentirez plus conscient de ce qui se passe en vous, vous pourrez agir pour éviter de blesser votre enfant, et prendre soin de vous. »

 

Les conditions optimales de l’apprentissage

L’enfant apprend mieux lorsqu’il évolue dans un bain positif et soutenant.

Au contraire, de nombreuses recherches ont montré que « la punition le blesse [et] la récompense anéantit sa motivation intrinsèque (…) sa créativité et son désir de bien faire ».

La contrainte a également un effet négatif sur les apprentissages. D’où parfois les difficultés à faire faire ses devoirs à un enfant par ailleurs très avide de connaissances. Ce n’est pas l’apprentissage la source du problème mais la contrainte, la rigueur, le manque d’écoute et de souplesse, l’obligation d’engranger puis de restituer …  Des études révèlent que nombre d’élèves ont peur de donner une mauvaise réponse en classe, d’avoir fait des erreurs dans les devoirs… La peur paralyse et bloque les apprentissages.

Les neuroscience ont mis à jour que tout le monde a de la manière grise en quantité équivalente et que ce sont les conditions  d’apprentissages qui vont ensuite faire la différence entre les individus. Le cerveau étant plastique, la motivation intrinsèque (celle qui vient de soi) va jouer un rôle important dans l’acquisition des connaissances. A contrario, la motivation extrinsèque (celle qui vient de l’extérieur comme les notes, les punitions, récompenses…) a un impact de très courte durée. « C’est ce qui explique, par exemple, que 85% des connaissances engrangées pour le baccalauréat sont oubliées une fois les épreuves passées. Nous reprochons souvent à nos jeunes écoliers ou lycéens de ne pas être motivés, alors que ce sont les conditions scolaires qui sont démotivantes ».

De plus, les conditions d’apprentissages (passer des journées entières assis à écouter alors même que bouger est un besoin, le stress, la peur, une méthode unique pour tous…) a des conséquences sur l’épanouissement personnel de l’enfant ET sur le temps passé en famille. Nombre de parents sont témoin de cette décharge de tensions accumulée pendant la journée de classe, le soir à la maison, qui vient parfois abimer la relation enfant/parent. « Faire évoluer l’école, c’est un peu la responsabilité de chacun. Nous pouvons devenir partenaires des enseignants de nos enfants, tenter de les soutenir en leur faisant part de nos découvertes… »

« Le rapport de cause à effet est essentiel pour aider l’enfant à se familiariser avec certaines conséquences de leurs actes (…) Que se passe-t-il lorsqu’un enfant ne veut pas mettre de chaussures par exemple ? Marcher pieds nus est la conséquence directe. Qu’il marche donc pieds nus et qu’il observe si cela lui convient ! »

« Une des façon les plus efficaces d’apprendre c’est d’agir. Plus votre enfant fait et constate les conséquences de ses actions, plus il devient compétent. »

 

Le carnet de route

C’est un cahier, un petit carnet, un classeur… peu importe, l’important est qu’il soit beau à vos yeux, qu’il vous plaise et vous donne envie de venir y noter les évènements qui marquent la vie familiale.

Sur la 1ère page, noter son projet de parent (quel parent j’aimerais être ? Quel est l’essentiel d’une relation solide avec mon enfant aujourd’hui et quand il sera grand ? Quel adulte je souhaite qu’il devienne ?). Dans les moments difficiles, relire ce projet nous rappelle nos inspirations profondes et aide à les retrouver.

Sur la 2ème page, coller une photo de chaque enfant bébé. Dans les moments difficiles, elles permettent de retrouver l’attendrissement et les sentiments que l’on a éprouvé pour eux.

Remplir les autres pages, au fil du temps, des envies et des évènements.

Le carnet de route est une ressource formidable dans les moments de découragement, de doute et de fatigue.

Le vision board

C’est un collage, cette fois, d’images, de photos, de mots, de petits objets qui matérialisent le projet éducatif que l’on a pour nos enfants. C’est un aide-mémoire qui encourage et remet sur les rails dans les moments noirs, tout comme le carnet de route, mais plus rapide. En un coup d’œil, on se remémore d’où l’on vient et où l’on veut aller avec eux.

Règles et valeurs

Noter sur une feuille :

- les comportements que l’on souhaite voir adopter par notre enfant (dire « bonjour » « merci », se laver les dents, participer aux tâches ménagères, être respectueux d’autrui et du matériel…)

- les situations dont on souhaite le protéger (se mettre en danger, blesser quelqu’un, casser…)

Tout ceci aboutit à 2 types de règles :

  • Les non négociables qui, de fait, ne se discutent pas. Il y en a peu : se faire du mal ou faire du mal à autrui et dégrader les biens des autres.

  • Les négociables, quasi toutes les autres, qui par essence, peuvent se discuter en fonction de l’âge, de l’environnement, des circonstances et des capacités de l’enfant à trouver une autre solution.

« Le contrôle met l’enfant sous pression, si bien qu’il commence à agir de façon désordonnée. Il est alors puni pour son « mauvais » comportement et un cercle vicieux se met rapidement en place. Dans un premier temps, l’enfant résiste très fort au contrôle, puis il finit la plupart du temps par s’y soumettre pour obtenir l’amour de ses parents et avoir la paix. A l’adolescence, ses capacités de résistance refont surface. Il a désormais les moyens de simuler ses actes de manière à éviter la désapprobation parentale. Nous devenons alors les parents d’une personne que nous ne connaissons pas vraiment, qui n’a aucune confiance en nous et vit le désespoir de n’avoir pas été accepté telle qu’elle était depuis le début de sa vie. »

 

Changer de regard

Notre regard, les mots que l’on pose, nos attentes conscientes ou pas ont un impact important sur notre enfant voir conditionnent son comportement.

« Ainsi les nombreuses mises en garde formulées avec les meilleures intentions deviennent elles des prédictions auto-réalisatrices. Les « tu vas tomber ! », assez souvent suivis de « j’en étais sûre, je te l’avais bien dit, la prochaine fois tu m’écouteras », sont des grands classiques de l’éducation traditionnelle. Et, d’une certaine manière, quand il a dit cela, le parent obtient le résultat qu’il attend. »

Pourquoi ne pas tenter de remplacer ces attentes négatives par des attentes positives en faisant CONFIANCE à l’enfant ?

 

Cultiver la joie de vivre

La fatigue est le pire ennemi des parents, elle nous déconnecte de nos enfants et peu faire surgir de la violence.

Il faut savoir que notre humeur (bonne ou mauvaise) est contagieuse et que les émotions positives augmentent nos compétences intellectuelles, physiques  et relationnelles.

« Avec la joie, nous faisons d’une pierre plusieurs coups ! Nous améliorons la relation à nos enfants et nous renforçons notre capacité à trouver des solutions élégantes rapidement »

« Quand nous sommes heureux, nos amis se sentent plus heureux, de même que les amis de nos amis et cela affecte même les amis des amis de nos amis. »

Comment ?

  • La musique

  • La danse

  • Les films et/ou sketches comiques

  • Les petits mots doux à dire, à écrire, glisser sous l’oreiller, dans le sac d’école, sur le miroir de la salle de bain ou de l’entrée, sur une carte faite maison…

  • Dire « Merci » « Remercier est l’une des actions les plus efficaces pour élever notre niveau de bien être quotidien ainsi que celui de nos enfants » « Quand mon enfant a débarrassé  le lave-vaisselle en mon absence, je ne lui dis pas « c’est bien, tu grandis ! » avec ma condescendance d’adulte, mais plutôt « Merci ! Si tu savais comme ça me fait du bien, j’étais fatiguée ce soir ». Je remercie mon enfant et il ressent ainsi que son travail et ses actes ont une importance et un impact positif dans la communauté familiale ».

  • Les instants de bonheur : dire chaque jour les bons moments qu’on a eu dans notre journée et les savourer

  • Voir la vie en rose juste avant de s’endormir! Imaginer votre journée du lendemain et les activités agréables que vous allez pouvoir y vivre (câliner votre enfant, aller à la piscine, ressentir la chaleur su soleil sur la peau…).

  • Voir la vie en rose en vous levant le matin ! Avant de se lever, choisir une intention claire et positive du type « je vais passer une belle journée avec mes enfants ».

 « Rien ne fonctionne en permanence, notre cerveau s’adapte. Alors changez de temps à autre votre façon de faire. Abandonnez une astuce pour la reprendre un peu plus tard. Offrez-vous de la variété ! »

 

L’écoute

L’écoute « active », mise en place par Carl Rogers, est un outil formidable pour nouer des relations sereines avec autrui mais difficile à acquérir car nous sommes habitués à donner tout le temps notre avis (« moi à ta place… », « Ah bah pour moi c’est différent… »…)

Ecouter, c’est se taire et laisser à l’autre la place de se dire. L’objectif de l’écoute active est d’être connecté à l’autre. L’écoute permet à l’autre de se sentir entendu et compris et de conforter l’estime de soi.

Après avoir écouté, on peut reformuler ce qui a été dit pour le faire valider par l’autre et s’assurer que l’on a bien compris.

« L’écoute est un moyen très efficace de resserrer les liens, d’approfondir les relations de manière rapide. C’est une marque d’intérêt très profonde, un signe d’ouverture. Elle fait grandir l’estime de soi des enfants, qui se sentent exister grâce à cet accueil sans condition de leurs sentiments. Plus nous sommes à l’écoute plus les enfants partagent, plus nous devenons dignes de leur confiance. »

Leur apprendre à faire des choix

Plusieurs méthodes possibles :

  • Etablir une liste avec les pour et les contre pour éclaircir la situation et pouvoir plus facilement faire un choix

  • Choisir avec son ressenti : lui demander de s’asseoir, de fermer les yeux et de vous écouter lui parler de la première option, par ex, « tu pourrais aller à la piscine, elle est ouverte aujourd’hui, l’eau y est chaude, tu pourras aussi glisser sur les toboggans, sauter dans les vagues et même t’allonger au soleil sur ta serviette… Comment c’est pour toi ? Chaud ? Froid ? Plaisant ? »  On fait la même chose avec la deuxième option et on en discute avec l’enfant.

  • Choisir au hasard : on écrit les différentes options sur des petits papiers et on procède à un tirage au sort.

  • Se poser la question avant de s’endormir. Au réveil, il se peut que la réponse soit là !

La boîte à petits mots / le conseil de famille

L’un et l’autre sont des outils pour faire circuler la communication en famille, pour que les émotions et les vécus se parlent. La boîte à petit mot reçoit tout au long de la semaine les doléances des différents membres de la famille. Arrivé au samedi, la boîte est ouverte, les petits mots lus et l’ensemble de la famille en discute. Le conseil de famille peut prendre autant de forme qu’il y a de famille. Le rituel : allumer une bougie et la placer au centre de la table au début du conseil puis la souffler à la fin. La liste des tâches à partager y est discutée et établit. Chacun peut prendre la parole à son tour pour dire ce qu’il a ressenti/pensé de la semaine ou par l’intermédiaire d’un bâton de parole…

 

En vrac…

« Depuis le début de sa vie, un enfant ressent l’intention et la « vibration émotionnelle » de ses parents. »

« Puisque vous êtes pour lui une source d’inspiration toujours renouvelée, prenez soin de vous ! Et travaillez à faire évoluer chez vous ce que vous aimeriez améliorer chez lui. »

« Si vous voulez que votre message soit entendu, évitez de le clamer entre deux portes. Rapprochez-vous de votre enfant, établissez un contact visuel et tactile pour lui dire ce que vous avez à lui dire. »

« Votre enfant a de bonnes raisons pour agir comme il le fait. Il ne fait rien contre vous, il grandit et tente de vivre toutes les expériences exaltantes que cela entraîne. »

« Les émotions sont des processus physiologiques de guérison. »

« Parler de soi sans impliquer l’autre- fait partie de l’arsenal des techniques de communication. On prend alors la responsabilité de ses sentiments. »

« Traitez le [votre enfant] comme vous le feriez avec un invité de marque(…) si un de mes invités casse un verre, je ne vais pas le reprendre pour sa maladresse ; au contraire je dirai plutôt : « ça n’est pas grave, ne t’inquiète pas.»

« Les larmes sont les bienvenus en tant que processus de guérison. Elles sont le signe que votre enfant se sent suffisamment en sécurité pour évacuer la tristesse. »

« Quand j’essaie de faire en sorte que la relation entre nous soit excellente, les problèmes disparaissent comme par enchantement. »

 

« Gandhi a dit :

« Nous devons devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde ».

A sa suite, l’auteur américain Joseph Chilton Pearce, spécialiste du développement de l’enfant, énonce cette idée qui me paraît essentielle en matière d’accompagnement :

« nous devons devenir les personnes que nous voulons que nos enfants soient. » »

Une nouvelle autorité sans punition ni fessée

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