Noël et la demoiselle 2

Publié le par Toutes en une

Capaulie-Photographie--155-.JPGElle a bien eu lieu cette discussion entre la demoiselle et M. Papa.

 

Un soir comme ça, elle se lança. M. Papa ne comprenait pas trop pourquoi ça lui posait problème comme ça cette histoire là de père qui a Noël… Toutefois, il entendait ses arguments et ça ne le gênait pas plus que ça de changer de le cour de cette histoire là. Elle était libre de dire ou pas, ce qu’elle voudrait et ça lui donnait des ailes à la demoiselle.

 

Finalement elle n’eu pas à se soucier longtemps de la réaction de son petit/grand. Quelques jours plus tard, au fil d’une discussion, entre les hommes de la maison, le petit/grand avouait à M. Papa que le Père Noël n’existait pas !

 

Et voilà, il le savait ! C’était fait ! Elle n’eu pas le temps de se retourner, d’inventer sa façon à elle de lui expliquer, tout en douceur, avec le cœur !

La demoiselle se demandait alors comment son petit/grand, enfin non, son petit, son tout petit avait pris cette nouvelle, pas belle, des parents qui racontent à leurs enfants que les cadeaux tombent du ciel, enfin non, du traîneau du Père Noël !

Alors, le soir au coucher, elle lança une perche pour voir s’il voulait en parler. Il compris de suite ce que la demoiselle, madame sa mère, tentait d’aborder comme sujet et il se mit à rire, rire et encore rire à s’en cacher le nez sous son oreiller ! La demoiselle pas fière d’elle, presque honteuse et surtout mal à l’aise avec cette histoire là, ne comprenait pas ! Trouve t il ça drôle que ses parents lui ai menti ? Ses rires cachent ils une angoisse, une peur, une déception ?

« Quoi ? »

« Dis moi donc »

« Allez dis, pourquoi tu ris ? »

A cela il lui répondit « papa il croyait que le père noël existait » et le voilà reparti à rire de plus belle ! Bref, il le prenait pour un con ! Enfin, non, un naïf, un simple d’esprit parce que si lui le petit/grand (mais petit quand même) le savait, alors M. Papa aurait du le savoir aussi ! Mais voilà, il n’avait pas démenti, il l’avait renvoyé à ses croyances à lui, en lui disant « tu en penses quoi toi ? » puis en ajoutant « ah bon t’es sûr tu crois qu’il n’existe pas ? » .

La demoiselle pris alors le temps de lui expliquer qu’à Noël, pour faire rêver les enfants, on raconte que c’est le Père Noël qui offre des cadeaux. Elle ajoute que certains y croient, d’autres pas. Elle ajouta aussi que M. Papa et elle, la demoiselle, avait choisi de lui raconter à lui cette belle histoire comme une vérité mais qu’aujourd’hui, il pense que ce n’est pas nécessaire. Alors à la petite/petite ils raconteront des histoires de Noël et de Père Noël mais en précisant bien que ce sont des histoires et que le moment venu ce sont les personnes qui s’aiment qui s’offrent des cadeaux, qu’elles soient petites ou qu’elles soient grande, ce jour là, c’est le cœur de chacun qui parle à l’autre.

 

Le petit/grand n’avait pas l’air en colère contre ses parents. Il n’avait pas l’air déçu non plus.

 

Le lendemain, dans la famille, on parla calendrier de l’avent fait maison, fabrication de petits cadeaux par les enfants pour les grands et liste de souhaits à réaliser par les grands pour les enfants. Le petit/grand et la petite/petite prirent plaisir à confectionner des petits dessins, un calendrier, des cocottes en papier. Ils savaient à qui ils les destinaient et la demoiselle les sentaient heureux de participer, heureux d’offrir, heureux finalement de faire de Noël autre chose qu’une réception de cadeaux en masse, Noël autrement.

 

A la suite de ces moments là, la petite/petite faisait bien rire la demoiselle car dès qu’elle croisait le Père Noël (c’est dingue cette faculté de se décupler qu’il possède !) elle disait : « y’a un monsieur là-dessous », « y’a un monsieur qui s’est déguisé en Père Noël »… D’ailleurs, ils lui faisaient peur ces monsieur déguisés ! Elle baissait le nez et s’éloignait dès qu’ils apparaissaient !

 

Voilà comment dans cette famille, l’histoire du Père Noël a évoluer, du mythe à la réalité, du mensonge à l’honnêteté, du faux au vrai, vers la simplicité de partager un bon repas avec ceux que l’on aime, vers le plaisir d’offrir de sont temps, de son art pour célébrer l’amour et l’altérité.

Publié dans Lili pissenlit

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