Je donne la parole à Ana : « Frères et soeurs sans rivalité »

Publié le par Toutes en une

 

 

9-14-large_atch.jpgJe donne la parole à Ana ... (et j'adore ça!!!) (que ce blog tourne même sans moi, que d'autres aiment s'y promener, s'y inspirer,  y écrire et/ou  simplement lire, parfois commenter ou même m'envoyer un MP pour me féliciter...)


Bref, je donne la parole à Ana ... qui a assisté à la conférence


« Frères et soeurs sans rivalité »


donnée par le docteur Sophie Benkemoun, médecin et fondatrice de l’atelier des parents.

 


Avant toute chose,  imaginez que :

Vous rentrez ce soir chez vous, retrouvez votre mari et après un câlin tendre, il vous dit : "Chérie, tu es si belle et merveilleuse, je me sens si bien avec toi que j’ai décidé d’en prendre une autre, elle va habiter demain à la maison"
Le lendemain , vous vous promenez dans la rue tous les trois et vous croisez des gens qui vous disent : "oh là voilà comme elle est belle, une brune en plus , toi qui avait une blonde, c’est super , c’est génial, tu dois être heureux"
De retour à la maison, votre mari va dans votre armoire et sort quelques affaires à vous et vous dit : "ben oui toi tu as un peu grossi ces vêtements te vont plus, alors je vais les donner à l’autre, ils lui iront si bien"


Pas besoin d’en écrire plus pour vous faire comprendre qu’au quotidien les raisons d’être jaloux et de se sentir en rivalité avec son frère ou sa sœur sont nombreuses et peuvent l’être encore plus si nous commettons des erreurs de langage.


A savoir :

Qu’est ce que la jalousie ? Un mélange de sentiments : peur, colère, tristesse.

Culturellement, pour beaucoup de gens, c’est une émotion négative qu’il faut taire. ( C’est pas beau d’être jaloux, tu devrais avoir honte…) Mais comme toute émotion, qui plus est négative, elle doit être extériosée. Pourquoi ? Pour laisser la place à d’autres émotions à vivre, positives notamment : si notre cœur est rempli d’émotions négatives qu’on nous oblige à taire, les comportements qui s’en suivent sont : souffrance, régression, agressivité, pathologie… On est loin du but recherché pour tout parent.  

 

Tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables.

 

LA PERTE ET LE MANQUE :

L’ainé se construit sur la perte, le cadet se construit sur le manque. Autrement dit, à la naissance du deuxième enfant, l’ainé doit faire le deuil de l’exclusivité avec ses parents, il ne sera plus jamais seul et devra partager ses parents .

Le second enfant n’aura jamais la possibilité d’avoir l’exclusivité de ses parents, chose qu’a eue l’ainé.

Même si pour les parents, l’amour que l’on éprouve pour ses enfants nous semble évident et identique du fait de la filiation(« mais je vous aime autant ! »), pour les enfants, leur lien est à construire !

LE RESPECT :

On n’oblige pas ses enfants à s’aimer, mais on les oblige à se respecter.


A éviter:

LA COMPARAISON (ah ben je vois que ta chambre est rangée, pas comme celle de ta sœur…)

TRAITER SES ENFANTS A L’IDENTIQUE (je vous aime autant, acheter des cadeaux identiques…)

METTRE DES ETIQUETTES (mon ainé c’est le timide, mon cadet l’extraverti)

LORS D’UN CONFLIT , JOUER AU MARTYR (vous allez me rendre folle, à cause de vous je vais être malade …) , MENER L’ENQUETTE (qui a fait ça en premier ? ) , FAIRE LA MORAL A CHAUD (sous le coup des émotions, aucun enfant (ni adulte d’ailleurs) n’est capable de raisonner), PRENDRE PARTIE ( c’est ton frère qui a raison…)


A faire :

ETRE EMPATHIQUE : donner le reflet de l’émotion qui traverse l’enfant sans jugement… ça s’appelle le miroir émotionnel (je vois que ça te met en colère quand on t’arrache un objet des mains, comme ça doit être difficile pour toi de partager tes jouets, ça a l’air de te faire peur quand un inconnu s’approche de toi, tu as l’air intimidé…). Cela enrichi le vocabulaire de l’enfant et l’amènera à reconnaitre ensuite lui-même ses émotions pour les verbaliser.

Etre empathique permet aussi d’extérioser l’émotion, et de l’apaiser (ce sont les premiers soins en cas de crise émotionnelle). Une fois apaisé, l’enfant est prêt à rationnaliser. Il est alors possible après l’émotion ou en différé de réaborder le sujet au calme pour faire passer les messages ( tout à l’heure quand tu étais très énervé après ton frère, je n’ai pas aimé ton comportement…..).

DONNER L’EXEMPLE (nos attitudes, notre comportement, les mots que nous utilisons, notre langage corporel… nos enfants s’identifient à nous et le meilleur moyen de faire passer le message reste de donner l’exemple avec les relations que l’on a avec les autres)

DONNER SELON LES BESOINS DE L’ENFANT (acheter un pyjama a celui qui en a besoin, pas à l’autre pour compenser..)

DECRIRE LE PROBLEME (je vois deux enfants qui se disputent un même jouet…)

UTILISER LE COMPLIMENT DESCRIPTIF (je trouve que rentrer dans cette chambre est agréable, je vois que les peluches sont alignées sur le lit, les livres posés sur leur étagère…)

PRATIQUER LE TEMPS MORT QUAND LA SITUATION EST DIFFICILE (je vois qu’il est dangereux pour vous de rester ensemble pour le moment, aussi je demande à chacun d’aller dans sa chambre et nous discuterons quand vous serez calmés)

NE PAS ATTAQUER LA PERSONNE (ce comportement n’est pas acceptable, ça s’appelle de la méchanceté. Ce n’est pas la petite fille qui est méchante mais son comportement qui est méchant)


Résoudre les conflits :

NE PAS INTERVENIR A CHAQUE FOIS  (il peut être bon se s’abstenir d’intervenir  dans certaines circonstances. Il suffit de constater qu’il y a consentement mutuel par exemple si deux enfants se bagarrent on peut s’assurer que pour tous deux c’est un jeu)

GARANTIR LA PROTECTION (l’adulte doit garantir la protection : protection corporelle, du matériel… cela veut dire empêcher des enfants de se faire mal les uns les autres, d’endommager le matériel, de casser…)

ENSEIGNER DES OUTILS DE RESOLUTION DE CONFLIT (par exemple garantir un temps de parole à chacun pour que chacun puise exprimer son ressenti, réfléchir ensemble à trouver une solution qui convienne à tous, et constater les conséquences qui s’en suivraient si la solution n’était pas respectée)

ENCOURAGER LES ENFANTS A PUISER DANS LEUR RESSOURCE  (Je vois qui’l y a un conflit, je vous écoute tous deux pour entendre vos sentiments, je vous laisse discuter ensemble quelques minutes pour trouver une solution, vous viendrez ensuite me dire ce que vous avez trouver)

 

 

Pour aller plus loin, quelques lectures :


Entre parents et enfants http://www.amazon.fr/Entre-Parent-Enfant-Haim-Ginott/dp/2954560509

 

Jalousie et rivalité entre frères et soeurs http://www.amazon.fr/Jalousies-rivalit%C3%A9s-entre-fr%C3%A8res-soeurs/dp/2234056241/ref=pd_sim_b_5?ie=UTF8&refRID=0CV4W8CZEP96G8YHR8MA

 

Parents épanouis, enfants épanouis http://www.amazon.fr/Parents-%C3%A9panouis-Enfants-Cultivez-bonheur/dp/2981161083/ref=pd_sim_b_2?ie=UTF8&refRID=1PFMF629N0ANTTRNYH76

 

 

 

 

 

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Aux Éditions du Phare 05/05/2014 19:43


À qui de droit. Merci de communiquer avec Aux Éditions du phare ( info@auxeditionsduphare.com) pour recevoir et mettre en ligne une image de la couverture du livre Frères et soeurs sans
rivalité, manuel de survie pour une famille plus sereine! seule maison d'édition reconnue par les auteures pour la publication exclusive de ce livre.