Aïe, j'ai touché le fond!

Publié le par Toutes en une

Il y a peu, je vous le disais, en général quand je vais mal, je vais de plus en plus mal jusqu'à toucher le fond pour pouvoir ensuite rebondir et à nouveau sourir!

 

Aujourd'hui je m'y suis cognée, à la porte ou au fond, c'est selon, ça me pendait au nez, je le sentais venir, doucement mais sûrement et c'est arrivé! 

 

Hier une petite contrariété de calendrier, aujourd'hui une autre, un mal être qui dure, perdure jusqu'au moment où  mon petit/grand a écrasé ma petite/petite, une fois de plus, une fois de trop! Et là, la colère est montée à vitesse grand V, furieuse, tel un raz de marée prête à tout dévaster. J'ai commencé à crier sur eux : "Mais NON!"... puis je les ai regardé, je me suis retournée et je suis partie en courant m'enfermer dans la cuisine, pour les épargner, un peu. 

 

J'ai claqué cette pu... de porte, je l'ai cogné, j'ai hurlé, tapé des pieds puis je me suis éfondrée à terre, déversant, pleurant, me vidant de ce mal, de la culpabilité qui l'accompagne, de honte et de peur aussi.

Alors cette fois, je ne vais pas rester comme ça, le blog ne suffit pas à enrayer ce mal là! 

Rendez vous pris, ce soir, pour faire le point avec le médecin, essayer de comprendre ce qu'il se passe et ce dont j'ai besoin. Car audelà d'un psychisme bien perturbé, mes yeux se brouillent, mon équilibre prend des libertés, mon bras fourmille, mon cou s'est coincé... Serais je entrain de somatiser ou...

 

Ma petite "fièreté" de la journée, c'est que je n'ai pas tout déversé sur mes enfants. J'ai réussi à stopper le mouvement un très court instant, le temps nécessaire pour me réfugier et les épargner de ce raz de marée. Ils ne sont pas indemes, non, ils m'ont vu m'engloutir, partir  mais aussi vouloir les protéger.

 

Une fois la tempête passée on a pu en parler. Je me suis excusée auprès d'eux. La petite/petite a eu besoin de se réassurer, dans mes bras. Mon petit/grand quant à lui a eu des mots cinglants, effrayants, éprouvants : "je suis nul", "je suis en colère de ce que j'ai fait", "pardon maman", "je vais me tuer", "je voudrais une autre maman", "une maman qui crie pas"... puis "non en fait j'ai changé d'avis". Dur dur mais il a pu les dire, je les ai entendu, reçu, comme j'ai pu.  Puis ils se sont installés, tous les deux, et ont dessinés. Mon petit/grand m'a ensuite offert son dessin plein de couleur, dont un coeur, pour ne plus que je pleure. 

 

Là maintenant, tout le monde est apaisé. Un mercredi presque comme les autres qui continue sauf que, ce soir,  je fais le point et je prends enfin et réellement soin de moi.

 

Ce billet est comme la page d'un journal secret que j'aurais noirci pour exorciser ce raz de marée. Il ne vous est pas réellement adressé, j'avais besoin d'écrire, je l'ai fais. Je compte sur vous, sur ceux qui me connaissent personnellement pour laisser là cette histoire là, entre vous et moi.

Publié dans Lili pissenlit

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audrey 26/01/2012 10:09


Attention c'est mon avis, et onsait très bien que nos deux avis sont très différents, les enfants ont le droit d'être en colère mais pas nous...... qu'est ce qui est le mieux de te voir
t'effondrer ou bien leur expliquer que tu es en colère et qu'aujourd'hui ils sont pas très gentil. Mets toi à leur place et qu'est ce qui est le plus dur la culpabilité de voir qu'on fait pleurer
sa maman ou bien ah oui je fais des bétises elle se fache. On est pas wonder woman mais culpabiliser de te mettre en colèrer risque de t'enfoncer un peu plus dans une dépression qui me parait pas
très loin. Tu t'es mise en colère, bah oui même si c'est devant eux, c'est arrivé , on explique et on passe à autre chose mais la culpabilité est pour moi la seule chose qui va vraiment te faire
plonger. Alors malgré ce que tu peux peut ^^etre penser si le besoin de parler se fait ressentir je suis là même si c par mail (pas tjrs évident de vive voix. Bon courage et décompresses

Toutes en une 27/01/2012 14:16



La culpabilité! Oui c'est un mauvais sentiment qui encombre plus qu'il n'aide mais quand on le ressent il n'est pas aussi simple de le balayer! J'y travaille cependant! Quant à la colère, je me
laisse le droit de l'exprimer mais pas de la laisser tomber de façon inappropriée sur mes enfants. Je l'ai fait et je suis contente de réussir à ne plus le faire. Je travaille aussi à comprendre
et mieux vivre cette colère. Pour progresser il faut du temps... Merci du soutien.