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Capaulie photographie (mars 2016)

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Capaulie photographie (mars 2016)

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Les pleurs du tout petit : sortir du silence.

Publié le par Toutes en une

 Les pleurs du tout petit : sortir du silence.

J'ai eu la chance de participer au colloque Zo & Ki sur les émotions il y a quelques jours. Pour une première avec cet organisme de formation, je suis ravie. L'intervention d'Eric Binet sur les pleurs a retenue toute mon attention et j'avais très envie d'en partager mon ressenti et ma compréhension, avec vous, par ici.

Bonne lecture et au plaisir d'échnager avec vous sur le sujet.

Colloque Zo & Ki

« Les pleurs du tout petit : sortir du silence »

Éric Binet

L’objectif de cette conférence est de donner des pistes de réflexion et non de culpabiliser les familles et les professionnels.

Éric Binet fait le constat que ce qui domine dans notre compréhension des pleurs sont les connaissances subjectives liées à notre éducation, expérience… En effet, il y a très peu de formation sur les pleurs (pas de cours spécifique sur les pleurs dans la formation d’EJE ni dans la formation de PSY…). Il y a peu, il était encore le seul psychologue, au niveau national, à proposer une formation spécifique sur les pleurs du tout petit.

Il pose la question suivante : Comment intervenir de manière à ce que le petit, les parents et les professionnels soient heureux ?

Pour lui, au-delà des besoins fondamentaux (manger, boire, dormir, être en relation), il est nécessaire pour le tout petit de :

  • Se sentir aimer (s’aimer soi-même et aimer les autres)

  • Développer son authenticité (goûts, qualités, besoins… ce qui le rend heureux)

  • Développer son sentiment de responsabilité (par rapport à soi-même et par rapport aux autres).

Notre réaction aux pleurs du tout petit envoie des signaux sur ces 3 domaines. Il se limite donc dans cette conférence à parler des pleurs « inexpliqués » et non de ceux qui sont à l’origine des besoins fondamentaux comme la faim, le sommeil…. Il pose également d’entrée la différence entre les protestations (pas de larmes et pas d’augmentation du rythme cardiaque, pas de stress…), les pleurs et la colère (émotion).

Petit tour dans l’histoire 

On y trouve beaucoup de représentations négatives des pleurs mais pas que…

1941 dans le « Manuel de puériculture » : « cris (…) l’expression d’un caprice »

Anne Vincent-Buffault dans « Histoire des larmes » explique que jusqu’au 17ème siècle les larmes étaient valorisées. Elle constate qu’au 18ème il existe encore un attachement aux larmes et que c’est avec Rousseau, dans « Julie ou la nouvelle Héloïse » en 1761 et « Emile ou de l’éducation » en 1762 que la perception des pleurs change. Il dit des larmes : « langue naturelle à l’origine du langage ». Aujourd’hui, les linguistes s’accordent à dire que les pleurs ne sont pas un langage. Le langage étant volontaire et les pleurs ne l’étant pas. Rousseau a eu sur ce point une mauvaise intuition d’après Éric Binet.

1789 avec la révolution française, pleurer est devenu idéologique. Les personnes qui pleuraient le roi après sa mort étaient arrêtées.  C’est le début de l’aire de la maîtrise de soi. Renforcée par la chrétienté ensuite où les pleurs renvoient au sacrifice. Il convient de se montrer sensible mais sans démonstration d’où l’expression : « garder l’œil sec ».

1821 dans le « Dictionnaire des gens du monde » les pleurs sont définis comme une « eau trop souvent mal employée » ou encore comme une « ressource pour les femmes pour cacher leur infidélité ». La distribution des rôles masculin et féminin se renforce. Il est très mal vu pour un homme de pleurer.

Le point de vue médical de l’époque avec Charcot n’arrange rien. Il dit des pleurs : « cure de sanglot (…) 4ème période de la grande attaque hystérique ».

1872 Darwin distingue les civilisés des barbares en ce sens que les civilisés eux ne pleurent pas.

Il y a 100 000 générations vivaient nos plus proches parents. A cette époque, il y avait des prédateurs, pas de murs, l’espérance de vie était courte. Le bébé humain naissant totalement dépendant, sans pouvoir se mouvoir pour rejoindre ses parents en cas  de danger. Les pleurs sont certainement arrivés à ce moment-là. Les pleurs mettaient le groupe en danger (les prédateurs pouvant alors facilement le repérer). Le bébé était de fait toujours porté, pour assurer sa sécurité et celle du groupe. Les études montrent que ceux qui ont survécus sont ceux qui ont pleuré. Les pleurs avaient donc une fonction vitale.

Inconsciemment aujourd’hui, nous gardons encore des traces de ces peurs ancestrales vis-à-vis des pleurs du tout petit, synonymes de danger. D’où cette tendance des adultes  à vouloir stopper les pleurs.

Pourquoi les bébés pleurent ?

Les pleurs ne sont pas volontaires. Ils proviennent de la partie du cerveau qu’on ne maîtrise pas. Des bébés naissent sans néocortex et pleurent. Anatomiquement les pleurs ne peuvent pas être des caprices. Personne n’est en capacité de pleurer volontairement en moins de 10s.

1) Pour faciliter l'attachement

Les pleurs sont l’élixir de l’attachement. S’il y a une réponse aux pleurs du bébé, il nourrit :

  • plus de confiance en lui et dans le monde qui l’entoure

  • le sentiment d’être important

  • le sentiment d’être aimé

  • le sentiment d’être accepté de façon inconditionnelle

Les pleurs amènent un contact physique qui permet la libération d’ocytocine qui permet un attachement sécure.

 « Les pleurs sont l’acte de triomphe du tout petit pour intégrer dans sa psyché et dans son corps des situations stressantes. C’est l’expression de son système d’attachement » P. Janet                                                           

2) Pour gérer le stress

Chez l’être humain, il existe un cycle stress/détente. Les stimulations activent le cerveau et le stress s’y accumule entrainant la libération de cortisol. A trop haute dose, le cortisol intoxique le cerveau et détruit ses capacités.

Pour gérer le stress, les adultes, ont recours à :

  • activités physiques

  • pleurs / rire

  • langage

  • jeux symboliques.

Entre 0 et 1 an, de quoi dispose le bébé pour gérer le stress ? Uniquement des pleurs ! Les pleurs sont une soupape de sécurité pour gérer le trop plein de stress.

Un neurobiologiste a étudié la composition des larmes. Celle-ci varie en fonction de la situation à l’origine des larmes. Dans les larmes, on retrouve :

  • de l’eau

  • des hormones

  • des molécules responsables du stress

  • des protéines.

Pleurer comme uriner, c’est le moyen que le corps a trouvé pour se libérer des toxines.

Les pleurs du soir sont liés à une immaturité cérébrale. Si on n’a pas de filtre qui empêche d’être attentif à tous les stimuli auxquels on est soumis, on devient fou. Il faut du temps au nouveau-né pour créer ce filtre. Le bébé, tant que son filtre n’est pas opérationnel, aura besoin de pleurer le soir pour décharger tout le stress accumulé pendant la journée. Dans certaines peuplades, le bébé reste tout le temps avec sa mère (il est porté) les trois 1ers mois, le temps que cette enveloppe soit constituée.

Le fœtus pleure in utero dès la 28ème semaine ce qui indique l’importance de cette fonction.

Facteurs à l’origine du stress ?

  • la période prénatale

Les problèmes médicaux, familiaux, professionnels, les deuils, les transports fatigants, la recherche de maternité, la surmédicalisation… Le bébé in utéro reçoit déjà une petite dose du stress vécu par sa maman. Il faut parfois plusieurs mois après la naissance pour que le bébé évacue tout ce stress. Aletha Solter en parle dans son livre « Pleurs et colères ».

  • période néonatale

Un travail long, une césarienne, la péridurale (les bébés sous péridurale pleurent pus que les autres), les forceps, la ventouse…

  • facteurs environnementaux

La précarité, la crise actuelle, la pression de la réussite, la pollution, les épidémies, les guerres…

  • l’entrée dans un mode d’accueil

L’espace de ce lieu, ses bruits, le collectif, les séparation/retrouvailles … tout cela modifie les repères du tout petit.

  • La vie de famille

La culpabilité de la reprise du travail, les douleurs de croissance, le sevrage, la diversification, la séparation des parents, la maladie, l’acquisition de la propreté, les déménagements, la violence, la fratrie, le Père Noël…

  • La frustration

L’intention de maitriser quelque chose de nouveau précède toujours la capacité à le faire ? Ce décalage est une source continue de frustrations et de tensions.

Dans le livre « Pourquoi pleurent-ils ? » chez Albin Michel, l’auteur observe des périodes critiques à 5 /8 /12 /15 /23 / 34 et 42 semaines.

 

Quand un tout petit pleure, même si on ne voit pas pourquoi,

il a en fait 1000 raisons de pleurer !

Nos réactions face aux pleurs

Nous n’avons globalement aucun souvenir de nous, enfant, en train de pleurer. 70% des personnes ont une amnésie vis-à-vis des pleurs et sont donc dans l’ignorance de ce que ce cela a produit chez elles. En règle générale, nous mettons de côté ce qui a été difficile.

Lorsque nous sommes confrontés aux pleurs d’un tout petit, que se passe-t-il pour nous?

  • Sensations corporelles (crispation, tensions, maux de tête, rougeurs …)

  • Envies (fumer, sortir…)

  • Emotions (peur, tristesse, colère)

  • Sentiments (impuissance, culpabilité, anxiété, incompétence, indifférence…)

  • Idées / jugements (capricieux, comédien, pas assez de lait…)

  • Empathie (moins souvent)

La réaction la plus courante étant : « il essaie de me tester » « si je cède, je vais le regretter ».

Or, pour manipuler, il faut avoir la faculté de réfléchir consciemment. Pour réfléchir, le cerveau doit sécréter du glutamate, ce qui est impossible chez un enfant avant un à deux ans.

Comme réponse aux pleurs, nous mettons en place des mécanismes de répression des pleurs que sont :

Les douces violences

  • Tétine (besoin de succion à la base et non de consolation)
  • Doudou
  • Transat
  • Médicament homéopathique
  • « chut chut chut »
  • Détournement de l’attention
  • Raisonner l’enfant « tu es grand ! »
  • Bercements…

Toutes ces techniques plus ou moins « douces » visent à empêcher les pleurs.

Les violences physiques, psychologiques et les négligences

  • Secouer
  • Tirer les bras
  • Pousser
  • Fesser
  • Mettre dans l’obscurité
  • Alcool dans le biberon
  • Humilier
  • Dévaloriser
  • Retrait d’affection
  • Refuser de parler à l’enfant…

Quand le petit pleure, si le parent ne vient pas, il apprend lui-même à s’isoler, se réfugier dans le sommeil, à chercher seul son doudou et sa tétine pour compenser le manque de présence humaine. A l’âge adulte, il adoptera probablement les mêmes mécanismes lorsqu’il sera en détresse : cigarette, drogue, alcool, télévision, jeux, achats compulsifs…

Si on est dans un accompagnement des pleurs plutôt que dans la répression des pleurs, cela permet :

  • Une personnification positive « ça m’arrive à moi » « je le ressens »

  • Une prise de conscience que ce n’est pas catastrophique

  • Une connaissance rassurante du monde (on me vient en aide quand j’en ai besoin)

  • Une facilitation d’intégration d’expériences similaires futures

Pleurer, c’est le moyen de tourner la page!

Nous n’avons donc pas à empêcher le tout petit de faire ce travail de dépassement. Le bébé a besoin d’aller au bout de son besoin de pleurer et de son besoin d’exprimer son instinct de refuge.

On peut lui permettre cela part :

  • Un contact physique via les bras, les mains (sécrétion d’ocytocine et d’opioïdes)
  • Un contact visuel
  • Un contact verbal (langage de tendresse)

Consoler n’est pas stopper ! C’est donner de l’attention, soulager.

Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas prendre le bébé dans ses bras  et/ou le laisser pleurer seul!  Seulement qu’il est possible de le prendre dans les bras tout en accueillant ses pleurs, ses émotions sans lui demander d’arrêter de pleurer par quelque technique que ce soit. Etre en contact avec lui sincèrement, lui dire combien l’on comprend et attendre avec lui que sa décharge émotionnelle passe.

Un tout petit qui pleure à satiété (sans que ses pleurs ne soient réprimés) et qui est accompagné de cette façon (accueil des émotions) va pleurer moins au final et mieux dormir. Parce qu’il a mieux évacué son stress. Ce bébé-là ne se mettra pas à pleurer au contact d’un autre bébé qui pleure. Au contraire, celui dont on réprime les pleurs, n’aura besoin que d’une étincelle (entendre un autre bébé pleurer) pour libérer son stress.

Bien pleurer est un processus qui permet de se libérer de la souffrance. C’est l’unique moyen du tout petit de triompher des tensions et des douleurs passées ou présentes.

En conclusion, on peut dire que les pleurs ont deux fonctions : gérer le stress et créer un lien d’attachement. En ce sens, il est important ne pas apprendre aux enfants à les réprimer mais au contraire à les exprimer. A nous adultes, de les accueillir avec bienveillance. Malheureusement, aujourd’hui, les pleurs sont la cause principale de décès chez les bébés. La mortalité par homicide est 3 fois plus importante avant 1 an qu’à tous les autres âges de la vie.

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Capaulie photographie (octobre 2015) 2

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Le cerveau de votre enfant

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Le cerveau de votre enfant
Le cerveau de votre enfant
Le cerveau de votre enfant

Après m'être délectée à la lecture de cet ouvrage, je tenais à partager mon enthousiasme avec vous! Voici un petit "résumé" (oups c'est un peu plus long que ça mais je ne sais pas faire court!) de ce que j'en ai compri, retenu et aimé. En espérant que vous reviendrez ensuite par ici pour nous dire, si vous aussi, vous vous êtes délecté ou pas et pourquoi.

 

Pour commencer, les auteurs nous explique que :

- Le cerveau est constitué de différentes parties qui ont chacune un rôle particulier.

- Pour ressentir du bien-être, il est nécessaire de faire fonctionner correctement ces différentes parties ensemble. Les auteurs disent « de les intégrer ».

- Le rôle de l’intégration est donc de les coordonner et de les équilibrer.

- Le cerveau est plastique et peut se modifier tout au long de notre existence par le biais des expériences que nous vivons.

« Le cerveau supérieur est comme un muscle : à force d’entraînement, il se développe (…) en revanche, quand on l’ignore, il ne se développe pas de manière optimale »

 

Pour le muscler, les auteurs nous conseillent :

- Encourager les enfants à faire leur propre choix, dès que cela est possible. Par exemple, le matin, leur demander : « tu préfères porter une jupe ou un short aujourd’hui ? »

- Leur donner des outils qui leur permettent de s’apaiser lorsqu’ils sont bouleversés pour ensuite pouvoir faire le bon choix. Par exemple : respirer calmement, compter jusqu’à 10, faire un câlin … avant de prendre une décision.

- Les questionner pour les inciter à aller plus en profondeur à l’intérieur d’eux même et ainsi apprendre à mieux se connaître. Par exemple : « pourquoi fais-tu ce choix ? » ou encore « Que ressens-tu maintenant ? »

- Les aider à développer leur capacité d’empathie. Par exemple en leur posant des questions pour les amener à prendre en considération les émotions des autres. Plus l’enfant est amener à penser aux autres plus il est capable de compassion.

- Soulever des questionnements éthiques. Par exemple échanger avec eux autour des notions de bien et de mal, de bien individuel et de bien commun et surtout donner l’exemple.

« Plus les enfants réfléchissent à leur intériorité, plus ils sont capables de comprendre et de s’adapter au monde qui les entoure »

Les auteurs précisent également que les mouvements corporels agissent directement sur la chimie du cerveau. Bouger est nécessaire au bon développement du cerveau.

« Bouger son corps pour ne pas perdre l’esprit »

Les auteurs donnent, dans le livre, une place importante à la mémoire.

Ils expliquent que celle-ci fonctionne par association, c’est-à-dire que les neurones qui s’activent en même temps dans le cerveau, se connectent entre eux. Du fait de ces associations cérébrales, notre passé influe sur notre présent et notre avenir. A l’instant T, face à une nouvelle situation, les associations créées dans le passé viennent modeler nos perceptions dans le présent pour nous permettre d’anticiper. Ils expliquent également que la mémoire n’est pas l’exacte réplique des évènements passés. A chaque fois que nous faisons appel à elle, nous altérons un peu plus le souvenir.

« L’extraction mémorielle active un groupe de neurones similaires, mais non identiques, à celui créé au moment de l’encodage de l’épisode vécu. Ainsi vos souvenirs sont déformés ».

Il existe deux formes de mémoire. La mémoire implicite, qui nous permet d’agir sans réfléchir. Elle emmagasine nos perceptions, émotions, sensations corporelles et nos apprentissages tels que la marche, faire du vélo… La mémoire explicite qui nous permet, elle, de nous remémorer un souvenir.

« Certains souvenirs nous affectent sans que nous en ayons conscience »

Les souvenirs peuvent être à l’origine de peurs, anxiété, tristesse… Ce qui explique (en partie) pourquoi les enfants (mais aussi les adultes) semblent parfois avoir des réactions disproportionnées vis-à-vis d’une situation.

Pour aider les enfants à intégrer leurs souvenirs implicites et explicitent, les auteurs proposent différents outils :

- La télécommande de l’esprit

L’une des meilleures façons de favoriser l’intégration est de raconter l’histoire vécue en question. Parfois l’enfant n’est pas prêt à se la remémorer dans tous les détails. La télécommande va donc lui permettre de mettre le récit sur pause au moment le plus douloureux.

« En présentant à votre enfant la télécommande mentale qui contrôle son lecteur de DVD interne, vous rendez le processus de narration moins effrayant, car vous lui redonnez le contrôle de son douloureux vécu (…) il peut alors revisiter son expérience traumatisante (…) et la surmonter à son rythme ».

- La chasse aux souvenirs au quotidien

Plus on fait appel à la mémoire plus celle-ci est efficace. Il est donc intéressant d’inviter régulièrement les enfants à raconter leurs expériences. A la place du traditionnel : « Comment ça s’est passé aujourd’hui ? », préférez une forme plus ludique du type : « Quel a été le meilleur moment de la journée ? ». Raconter son histoire permet non seulement aux enfants d’intégrer leurs souvenirs mais cela leur permettrait également d’améliorer leur santé physique.

Lorsque les enfants ont du mal à raconter… il est possible de leur proposer :

*le jeu des devinettes « Dis-moi 2 choses qui sont réellement arrivées aujourd’hui et une qui ne s’est pas produite. Ensuite, je devrais deviner celle qui est fausse. »

*le jeu du bon et du mauvais « Donne-moi un bon et un mauvais moment de ta journée et un acte de gentillesse que tu as eu envers quelqu’un ? »

« Les activités et les questions comme celle-ci non seulement stimulent la mémoire, mais incitent les enfants à réfléchir à leurs émotions, leurs actions, leurs comportements envers autrui et à partager leur vécu ».

*utiliser les photos et vidéos sur lesquels ils apparaissent

*illustrer avec eux un livre de souvenirs avec tous les supports qui peuvent alimenter l’histoire vécue (photos, tickets d’entrée, lettres, petits objets…)

Les auteurs présentent ensuite un des éléments phare du livre : le mind-sight (claire-conscience) à travers deux outils pratiques : la roue de la conscience et le SISP.

La roue de la conscience

« Notre esprit peut être représenté sous la forme d’une roue de bicyclette, avec en son centre un moyeu et des rayons qui partent vers le pneu. Le pneu représente tous les éléments qui retiennent notre attention : nos pensées, nos émotions, nos rêves, nos désirs, nos perceptions du monde extérieur, nos sensations corporelles. Le moyeu est l’espace intérieur de l’esprit, grâce auquel nous avons conscience de tout ce qui se passe en nous et autour de nous ».

Les différents points sur le pneu déterminent l’état d’esprit à un instant T. Du moyeu, on a une vision plus globale de la personne. Les points du pneu font partie de la personne mais ne représentent pas l’intégralité de la personne. Se focaliser sur un point de la roue, c’est exclure les autres points et biaiser notre perception des choses. Il peut alors y avoir confusion entre « ressentir » et « être ».

« Le danger est de percevoir ce sentiment temporaire comme un état permanent de soi ».

Les émotions sont « des affections temporaires et mouvantes », « des états, non des traits de caractère ». Une émotion ne dure que 90secondes en moyenne.

Le but de la roue de la conscience est donc de permettre aux enfants d’intégrer les différentes parties d’eux même afin qu’ils ne restent pas focaliser sur un point négatif. Ils peuvent se rendre compte qu’ils bloquent sur un point du pneu, déplacer leur attention en se plaçant au centre de la roue et avoir ainsi une vision plus globale du problème et d’eux même.

En changeant de point de vue :

- ils peuvent changer d’état d’esprit

- agir pour surmonter le problème

- créer de nouvelles connexions dans le cerveau et ainsi le remodeler.

Ce type d’outil permet alors de développer le cerveau et de rendre l’enfant moins vulnérable.

Le SISP

Un des moyens d’accompagner son enfant vers les différents points du pneu (les repérer, les analyser…) est de lui apprendre à reconnaître les Sensations Images Sentiments et Pensées (SISP) qui le traversent.

Sensations : Aider l’enfant à identifier ses sensations corporelles comme la faim, la fatigue, l’excitation…

Images : aider l’enfant à identifier les images qui occupent son esprit

Sentiments : inciter les enfants à percevoir les sentiments qu’ils éprouvent

Pensées : aider les enfants à faire le tri dans leurs pensées et à laisser de côté celles qui ne sont pas aidantes, malsaines, injustes…

« Le SISP nous aide à apprendre cette leçon importante : nos sensations corporelles forment nos émotions et nos émotions forment notre pensée, ainsi que les images de notre esprit ».

En allant chercher à l’intérieur de soi ce qu’il se passe, nous cheminons vers une vision plus juste de qui l’on est et nous développons notre cerveau. Nos réactions s’en trouvent plus claires et plus compréhensibles.

Pour jouer au SISP, posez une série de questions aux enfants : par ex :

- « sais-tu ce que me dit mon corps ? » « j’ai faim » « Et toi que dit ton corps ? »

- « qu’est-ce que tu vois dans ta tête ? »

- « Je suis vraiment contente de … » « Et toi ? »

- « Je me disais que …  Et toi ? »

« Le 1er aspect de la claire conscience : la capacité de voir et de comprendre son propre esprit. Nous avons parlé d’aider les enfants à prendre conscience des différents aspects d’eux-mêmes et à les intégrer via la roue de la conscience. Le concept clé de cet aspect de la claire conscience ou mind-sight est l’introspection ou insight ».

« Le second aspect du mind-sight, développe la capacité à voir l’esprit d’autrui et à se connecter à lui. Cette connexion dépend de l’empathie, soit l’aptitude à appréhender les émotions, les désirs et les perspectives des gens qui nous entourent. »

Le cerveau est un organe social fait pour capter les signaux environnementaux et les utiliser pour modifier la personnalité de chacun.

« Le « moi » découvre le sens de l’existence et le bonheur en se fondant dans un « nous » ».

Comment ?

Via les neurones miroirs

L’existence des neurones miroirs explique que lorsqu’une personne baille devant soi, nous avons envie de bailler également. D’après les auteurs, ces neurones sont certainement à l’origine de l’empathie car ils nous permettent non seulement d’imiter le comportement d’autrui mais aussi de mieux le comprendre. Les neurones miroirs sont des neurones « éponges » dans le sens que « nous absorbons les comportements, intensions et émotions observés comme des éponges. Nous ne nous contentons pas de mimer les autres, nous assimilons leurs états internes ». D’où l’expression de contagion émotionnelle.

« Nous sommes biologiquement équipés pour bâtir des relations humaines, pour comprendre d’où viennent les autres et pour nous influencer les uns les autres. »

Comment ça se passe pour les enfants ?

Leur capacité à créer un « nous », à créer des relations humaines dépend de la qualité des soins qui leurs sont dispensés par les personnes qui veillent sur eux. Plus les enfants passent du temps avec les personnes les plus importantes pour eux, plus ils développent des qualités relationnelles (savoir communiquer, se soucier du bien-être d’autrui…).

« Très tôt dans l’existence, nous apprenons à utiliser nos liens avec des personnes fiables pour calmer nos tourments intérieurs. C’est la base même d’un attachement solide ».

De même, lorsque l’enfant est principalement en lien avec des personnes froides, agressives, critiques… cela influe sur ses futures relations.

« Il n’est pas exagéré de dire que le modèle de relations que vous développez avec vos enfants affectera les générations à venir. Nous pouvons influencer l’avenir du monde en prenant soin de nos enfants et en entretenant avec eux les relations que nous jugeons saines et épanouissantes ».

 

Il est important de déterminer l’état émotionnel des enfants pour les accompagner au mieux.

Lorsque l’enfant est dans la réactivité, c’est le cerveau du bas qui est à l’œuvre. L’adulte doit alors accompagner l’enfant dans la traversée de l’émotion. Une fois celle-ci passée, l’enfant peut alors être réceptif, c’est-à-dire utiliser son cerveau du haut. L’adulte peut maintenant expliquer à l’enfant ce qu’il attend de lui, échanger sur ce qui vient de se passer… et ainsi nouer des relations saines et sereines.

Pour favoriser la réceptivité :

- Passer beaucoup de temps ensemble (enfant/parent) car chaque moment agréable passé en famille construit la vision des rapports familiaux de l’enfant comme étant des relations saines et aimantes. Dès que l’on fait une expérience agréable, le cerveau reçoit une dose de dopamine, qui nous pousse à reproduire l’expérience. Plus on passe de bons moments en famille, plus l’enfant se sentira bien et aimera passer des moments en famille.

« L’amour n’est pas une récompense, c’est du carburant ! »

- L’improvisation sous forme de jeu aujourd’hui permettra à l’enfant de faire face aux situations imprévues de la vie demain. Par ex : commencer une histoire et au bout d’une phrase, la personne suivante prend le relais et ainsi de suite…

Pour gérer au mieux les conflits (qui sont inévitables) :

- Voir à travers le regard d’autrui « Réfléchir à ce qui se passe dans la tête d’une autre personne fait appel à notre hémisphère droit et à notre cerveau d’en haut, qui font tous deux partis du circuit social grâce auquel nous entretenons des relations épanouies avec nos congénères ».

- Ecouter ce qui ne se dit pas (communication non verbale)

- Réparer : apprendre à nos enfants à faire ce qui est juste après un conflit. Des excuses, oui, mais aussi une réparation si nécessaire et une action pour restaurer la relation.

« Pour réparer l’enfant doit comprendre ce que ressent la personne et pourquoi elle est bouleversée. Le parent pose alors inévitablement la question : « si ton jouet préféré était cassé, qu’est ce qui t’aiderait à te sentir mieux ? » Chaque fois que l’enfant se met à la place d’une autre personne, des connexions se créent dans les circuits relationnels de son cerveau ».

Et pour finir, cette citation (et oui encore une!) qui me parle +++:

« Trop souvent nous oublions que « l’éducation » est avant tout synonyme « d’enseignement » et non de «punition » ».

Alors? Délecté? Régalé? Enseigné? ou bien ...

 

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Je donne la parole à Ana : une doula pour toi et moi 4

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Je donne la parole à Ana : une doula pour toi et moi 4

Quelques jours avant la naissance...

Dernière consultation avec le gynécologue: on m’enlève le cerclage, je présente mon projet de naissance et demande à le mettre dans mon dossier.
Mon gynécologue le lit devant moi et voici ses remarques :

« Je vous encourage Madame à accoucher sans péridurale, je pense que les sages femmes sauront vous accompagner. Vous avez un bassin idéal et la position de bébé est idéale, vous allez accoucher comme une reine. C’est une bonne chose que d’accoucher sans péridurale, de nos jours on fait trop de péridurales… ».

Je ressors du rdv gonflée à bloc, confiante, et enthousiaste ! J’ai hâte d’accoucher!

Je donne la parole à Ana : une doula pour toi et moi 4

Jour J, 37 SA et quelques jours

Je sens que c’est aujourd’hui, les contractions sont les bonnes bien qu’espacées. Nous allons à la maternité : 4 cm de dilatation. Je présente mon projet de naissance, la sage femme m’envoie marcher dans la maternité, le temps de prendre connaissance de mon dossier et de mon projet de naissance. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas la sage femme que vous voyez au premier accueil qui va vous accoucher, elle va échanger avec ses collègues sur votre dossier et il y a de fortes chances que ce soit celle qui se sent la plus à même de vous accompagner dans votre projet de naissance qui vienne vous accoucher.

Je marche pendant une heure, les contractions ne sont pas régulières et sont « spéciales » je les ressens "en barre  juste au dessus du pubis". La symphyse pubienne qui se dilate ? Je ne sais pas.

Je retourne en salle d’accueil, une autre sage femme se présente pour me dire qu’elle va m’accoucher et se sent prête à m’accompagner pour cette naissance. Je suis à 5 cm.

On m’accompagne en salle d’accouchement directement. Les contractions ne sont pas régulières et sont tout à fait gérables. La sage-femme est embêtée car les contractions ne sont pas assez régulières. De plus, les positions que je prends pour me soulager lors des contractions ne lui permettent pas d'avoir un enregistrement en continu avec le monitoring. (A ce moment-là, j’ai uniquement un cathéter sans perfusion pour garder ma mobilité et je suis assise sur un ballon. Je me penche vers l’avant au maximum , position qui soulage ma douleur au niveau de la symphyse. )… Quelques minutes passent et la sage femme a tout de même essayé de me faire changer d’avis sur la péridurale : « Vous savez l’anesthésiste est juste à côté…  Vous êtes sûre de vouloir essayer sans ? Vous allez avoir mal… On a très rarement des mamans qui accouchent sans péridurale volontairement ».

Elle me propose d’accélerer le travail avec un choix : elle perce la poche des eaux manuellement ou bien me fait une perfusion d’oxytocine.

Je ne comprends pas trop cette proposition, cela fait peu de temps que je suis arrivée… Peut être y a-t-il plusieurs femmes sur le point d’accoucher ? Peut être va-t-elle finir son service prochainement ? Peut être doute t-elle de ma capacité à aller jusqu’au bout de mes choix ? Peut être doute t-elle de sa capacité à m’accompagner jusqu’au bout de mes choix  en laissant faire le temps ?

Je choisis alors de faire percer la poche des eaux, c’est de toute façon une étape naturelle de l’accouchement. Me proposer une perfusion d’oxytocine, c’est idiot, je suis ainsi certaine de ne pas pouvoir gérer les contractions jusqu’au bout car elles seront plus fortes (tout d’un coup,  sans progression dans la gestion de la douleur).
Elle perce donc la poche, et les contractions s’accentuent en fréquence et intensité. Pour gérer je me mets dans ma bulle, détend et ouvre grand ma mâchoire entre deux contractions, visualise mon bébé qui descend, visualise des images d’ouverture (un tunnel qui s’élargit), pense à l’accueil de mon bébé, et fait des vocalises et sons graves pendant mes contractions… C’est tout de même très intense et difficile…

On m’ausculte sous l’effet d’une contraction je suis à 8 cm avec bébé qui pousse , la sage femme me dit que ça ne devrait pas être très long, elle sort de la salle. Je suis en état second, c’est trop, c’est intense, sans répit, je ne gère plus j’hurle sous l’effet de la douleur (la fameuse phase de désespérance ? ) … J’hurle pour appeler le personnel et prévenir qu’il faut qu’on s’occupe de moi, bébé arrive. J’hurle tellement fort qu’au moins 5 ou 6 personnes arrivent en même temps: plusieurs sage femmes, interne, auxiliaire de puériculture, anesthésiste ( !?)...

La sage femme me demande comment je veux accoucher, à ce moment là je suis sur le dos et ne veut pas accoucher ainsi. C’est la position la plus douloureuse pour moi, celle qui appuie sur ma symphyse. Je ne sais pas... je suis en état second... je demande sur le côté, le gauche. L’anesthésiste est derrière moi, et me dit « votre dos est nickel, je peux faire une piqure vite fait, je suis là je peux vous aider ».

J’ai mal mais j’ai tellement envie de rire ! Le bébé est là, ça ne sert plus à rien et je sais que d’ici peu sa descente va comprimer un nerf naturellement et que je n’aurais plus mal !

Je rassure tout le monde et commence à pousser. Effectivement, je sens la contraction arriver et je n’ai plus mal juste une envie de pousser.

Au passage des épaules du bébé, une sage femme vient me mettre un produit en perfusion c’est de l’oxytocine pour la délivrance… Je savais qu’elles allaient le faire et j’ai accepté que ça se passe ainsi. En France, on donne une dose d’oxytocine pour continuer les contractions de l’utérus jusqu’à la délivrance. La physiologie de l’accouchement, le fait aussi que nos médecins (frilleux en France) pensent qu’il faut procéder de la sorte pour qu’il n’y ait pas d’hémorragie . Dans le fond, je ne suis pas d’accord avec cette idée mais je ne me sens pas capable de négocier sur ce point, à ce stade j’ai déjà eu plus que ce que j’imaginais.

Quelques minutes plus tard, mon petit garçon né, il a une petite tête toute ronde, il est si beau ! Je l’attrape et le met sur mon torse. Il est si doux, si chaud, si calme… On attend que le cordon ait cessé de battre pour le couper. On attend un long moment avant de l’habiller pour me le redonner ensuite : pas de colyre , pas d’aspiration de mucus, juste la vitamine K après sa première tétée.

Entre temps , mon placenta sort sans problème , quelques dernières poussées et voilà, c’est fini. Je me sens vidée mais tellement calme, en état de plénitude. Je n’ai aucune douleur, mon périnée est intacte, je me sens bien ! Une forme olympique pour une jeune maman qui vient d’accoucher ! Le papa est impressionné, heureux, ému.

Quelle belle naissance pour notre petit bonhomme !

Deux heures passent et je retourne en chambre. Je n’ai pas mal au dos, je ressens des courbatures dues aux éfforts de poussées mais c’est tout . Je peux m’asseoir normalement, me lever sans aide.

Je suis si fière de moi !

Et de tout le séjour, qui a duré 48h environ, je n’ai eu que de bons discours sur les soins du bébé et l’allaitement. Je m’étais tout de même préparé à l’idée de recevoir « des fées et des sorcières », métaphore utilisée par Chantal Birman dans ses dvd de préparation à la naissance. Les fées sont celles qui vous sont de bons conseils, vont vous encourager dans vos choix, avec lesquelles vous ressentez un bon feeling, et les sorcières sont celles qui vont essayer de vous faire douter, changer d’avis… Finalement, j’ai souvenir de n’avoir rencontré qu’une sorcière pendant mon séjour et de l’avoir gentillement fait sortir de la chambre !

Mon dos ne me fait pas souffrir, mon allaitement se passe assez bien. Nous avons fait coupé le frein de langue de mon bébé quelques jours après la sortie et l’allaitement est devenu bien plus facile ! Je suis sortie moins de 48 h après la naissance.

Je me sens tellement heureuse d’avoir vécue cette expérience et d’avoir su instaurer le dialogue avec la maternité.

Maternité qui était soit dit en passant une maternité traditionnelle de niveau 2, sans label particulier. Cela passe par des compromis, forcément, mais tout se joue à mon avis dans la formulation des choses, dès lors qu’on exprime son ressenti et que l’on envisage toutes les possibilités, je pense que le personnel est réceptif et souhaite nous accompagner du mieux qu’il peut. C’est aussi une belle expérience à vivre pour eux, un accouchement qui se déroule tout seul sans intervention.

Nous avons les ressources en nous pour accoucher, c’est inné!

Tout cela n’aurait pas été possible si je n’avais pas été accompagnée par ma doula.

Pouvoir écouter ses expériences d’accouchement, ses savoirs sur la physiologie de l’accouchement, sur les pratiques médicales suivants les cultures, être écoutée dans mes angoisses, pouvoir parler librement et sans retenue dans un cadre en tout intimité…

Merci, Merci, Merci à ma Doula !

J’ai pu vivre Mon accouchement idéal. Pour certaines, il s’agit d’avoir un accouchement par voie basse après deux césariennes, pour d’autres c’est d’accoucher sans péridurale, peu importe, la doula est là pour vous éclairer et vous aider à vivre ce que vous voulez vivre. Cette transmission de savoir, ce lien simple, vrai, sororal… je souhaite à toutes les femmes de pouvoir le vivre pendant leur grossesse, on en ressort grandie, expérimentée, forte et prête à pouvoir partager nous aussi notre savoir et notre expérience sur cette merveilleuse étape de la vie d’une femme qu’est la naissance d’un enfant (et d’une mère !).

Parce que j’avais déjà été fragile en période post partum pour mon premier enfant, j’ai voulu continuer à voir ma doula sur les premiers mois de vie de mon bébé… et même au-delà. Aujourd’hui mon fils a 18 mois et récemment je suis allée chez elle pour participer à une tente rouge. Cela a été une si belle rencontre pour moi que je souhaite qu’elle soit à mes côtés encore pour de longues années.

Si mon ventre vient à accueillir un 3ème enfant, je sais d’ores et déjà que je serai encore plus forte pour vivre d’autres expériences (une naissance à domicile et cette fois ci aux côtés de ma doula ?).

A suivre…
 

 

Je donne la parole à Ana : une doula pour toi et moi 4

Un grand Merci à Joy qui me permet d'illustrer magnifiquement ce délicieux témoignage d'Ana : Une doula pour toi et moi!

Pour retrouver Joy, son expérience de l'accompagnement à la naissance par une doula, ses illustrations et autres talents, c'est juste là!

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Je donne la parole à Ana : une doula pour toi et moi 3

Publié le par Toutes en une

Je donne la parole à Ana : une doula pour toi et moi 3

Mon projet de naissance

 

Pour la naissance de mon 2ème enfant, je rédige ce document en vue d’établir un dialogue avec l’équipe de la maternité des Hôpitaux de XXX. Si les conditions médicales sont favorables, j’aimerais que le personnel médical m’accompagne autant que possible vers un accouchement physiologique sans péridurale.

Travail

Je pense que le travail sera rapide (1er accouchement en 5h , cerclage pour béance de col) et je voudrais de fait me passer de péridurale. J’aimerais être accompagnée par le personnel médical dans la gestion de la douleur et voudrais disposer ainsi d’une liberté de mouvement et de position, et ainsi ne pas avoir de monitoring en continu.

Si les circonstances m’amènent à demander la péridurale, j’aimerais qu’elle soit faiblement dosée pour avoir le plus de ressenti possible sur l’avancement du travail et être informée des éventuels produits que l’on injecterait.

Accouchement

Dans la mesure du possible pour le personnel médical, et sans péridurale, je voudrais pouvoir accoucher dans la position qui me sera la plus confortable pour la gestion de la douleur et la descente du bébé. Si possible, j’aimerais que la position gynécologique sur le dos ne me soit pas imposée, sauf si c’est celle que je trouve la plus confortable.

A dilatation complète et sans péridurale, j’aimerais être soutenue par le personnel médical pour pouvoir ressentir moi-même le meilleur moment pour pousser.

Naissance

Si bébé va bien, et dans la mesure du possible, j’aimerais favoriser le peau à peau lors des premières minutes de vie du bébé et qu’il soit ainsi sur moi le plus longtemps possible. Autrement dit que les soins non indispensables ne soient pas pratiqués dans l’immédiat, voire même attendre de voir si le bébé gère seul son mucus.

J’aimerais que l’on laisse battre le cordon le plus longtemps possible et qu’il soit coupé par le papa ensuite.

Je souhaite que mon bébé soit uniquement séché et qu’il n’ait pas de bain.

Si le bébé est en bonne santé et qu’il a besoin d’être réchauffé, j’aimerais qu’il soit mis en peau à peau avec l’un de ses parents plutôt qu’en couveuse.

Le papa souhaite assister aux soins du bébé et disposer d’un peau à peau (surtout en cas de césarienne, j’aimerais que le papa reste auprès du bébé en attendant ma sortie de salle de réveil.)

Concernant l’alimentation, je souhaite allaiter exclusivement mon bébé et qu’aucun biberon de lait maternisé ne lui soit donné sans mon accord. J’aimerais ainsi que la mise au sein se fasse le plus tôt possible après la naissance.

Séjour

Je souhaite donner moi-même le premier bain à mon bébé, quand je le jugerai nécessaire.

J’aimerais que le personnel médical me soutienne pendant le séjour dans mon souhait d’allaitement exclusif.

Si les conditions médicales le permettent pour le bébé et moi-même, je souhaite bénéficier d’une hospitalisation courte.

Nous avons déjà une petite fille de 3 ans dont j’aimerais avoir la visite le plus tôt possible après la naissance de son petit frère.

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Story cubes

Publié le par Toutes en une

Story cubes

Il y a quelques jours, la petite/petite fêtait ses 5 ans à la maison avec ses petites copines et leurs mamans. Un bel après midi de jeu, de rires et de joie (de pleurs aussi quelquefois)… la vie quoi !

Le pot à bonheur qui se remplit aussi !

Ce qui m’amène ici aujourd’hui, ce n’est pas la joie de vous conter ce moment là ou encore la fierté de vous conter mes expériences culinaires d’anniversaire, non, non… c’est Story Cubes !

Story Cubes, c’est une petite boîte carrée et orangée que la petite /petite a déballé lors de cette fameuse journée !

1000 merci à Romane et Sophie de l’avoir choisi.

Vous l’aurez donc compris, Story Cubes on aime à la folie !

Story Cubes c’est donc 9 dés et 54 images !

1.secouer les dés dans ses deux mains et les lancer sur la table

2.créer une histoire avec les 9 images révélées par les faces visibles des 9 dés

3.chacun son tour et le tour est joué !

Pas de compétition, pas de gagnant et/ou de perdant, du jeu et de la créativité tout simplement ! De la petite/petite à moi, en passant par le petit/grand, ce jeu est attrayant. Toucher et lancer les dés, c’est intemporel, tout le monde aime ! Cultiver son imagination, la mettre en mot et en faire un récit chronologique, c’est pas si facile mais c’est enrichissant. Bref, on travaille en s’amusant !

Un jeu 100% intelligent et amusant !

A offrir, à s’offrir, à tester.. allez y, jouez !

Publié dans Lili

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Flow

Publié le par Toutes en une

Flow

Flow, c’est tout nouveau et c’est déjà tout en haut … de l’affiche !

Flow, c’est un magazine, ni de déco, ni de cuisine bien qu’on y retrouve quelques recettes et quelques bon plans d'aménagement !

Flow, c’est un magazine qui fait l’éloge de la créativité.

Flow, n’est pas saoulant, trop élitiste ou trop clinquant.

Flow, c’est la créativité naturelle de toi, de moi, de nous, que l’on soit artiste reconnu ou pas.

Flow, c’est faire de la créativité un art de vivre, un art de vivre en pleine conscience, de vivre l’instant présent, d’aller vers soi, en soi, de créer sa vie, sa voie…

Flow, c’est la créativité au service du bien être.

Flow, c’est beau !

Flow, nous offre des cadeaux! Des planches d’artistes a découper et afficher chez soi ou a utiliser pour recréer, customiser… Des étiquettes pour embellir nos cahiers. Des cartes postales pour écrire à ses amis adorés...

Flow, c’est bon pour la santé, c’est du bonheur en papier.

Flow, on a envie de l’avoir, de le toucher, de le feuilleter, de l’ouvrir et d’y revenir encore et encore pour s’inspirer, pour s’apporter à soi une petite pause créative, une petite dose d’émoi.

Flow

Flow c'est un véritable cadeau! On l'attend avec impatience et quand il est là, il nous remplit de joie. On ressent en deux temps trois mouvements une frénétique envie de le feuilleter pour faire le plein de créativité et de sérénité! Parce que c'est bon de le regarder, ça fait du bien aux yeux et aux mains!

Flow, vous ne connaissez pas encore? Alors ... courez l’acheter ! Satisfaction assurée !

J’aime particulièrement leur formule abonnement « 3 numéros pour moi et 3 numéros à offrir à l’amie de son choix » ! C’est celle que j’ai choisi et qui me remplit de joie !

Flow

Alors, vous êtes Flow ou vous ne l’êtes pas ?

Publié dans Capaulie

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Capaulie Photographie (avril 2015)

Publié le par Toutes en une

Capaulie Photographie (avril 2015)

Publié dans Capaulie Photographie

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